Européennes : Daniel Cohn-Bendit appelle à voter LREM


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Européennes : Daniel Cohn-Bendit appelle à voter LREM

Dans une tribune publiée dans le JDD, il assure que la liste conduite par Nathalie Loiseau est la seule qui permet de "s'opposer à la vague nationale-populiste".

Deux ex-membres du Parlement européen et un soutien au Nouveau Monde. Les anciens eurodéputés écologistes Daniel Cohn-Bendit et Jean-Paul Besset ont appelé dimanche à "un pôle qui rassemble toutes les parties prenantes de l'impératif écologique" au sein du prochain hémicycle européen, en soutenant la liste LREM aux prochaines élections européennes.

"Pour donner un avenir au futur et s'opposer efficacement à la vague nationale-populiste, nous appelons au sein du Parlement européen à la construction d'un pôle qui rassemble toutes les parties prenantes de l'impératif écologique", écrivent les deux anciens élus d'Europe écologie-Les Verts, dans une tribune parue dans le Journal du Dimanche.

Pour "une majorité d'idées et de projets"
Les deux hommes appellent à "une majorité d'idées et de projets à l'échelle du continent pour une société écologique européenne". Daniel Cohn-Bendit a siégé au Parlement européen de 1994 à 2014, aux côtés de Jean-Paul Besset, élu à Strasbourg de 2009 à 2014.

Cette prise de position est tout sauf une surprise. S'il n'a pas pris la suite de Nicolas Hulot au ministère de l'Écologie, Daniel Cohn-Bendit cultive une proximité certaine avec Emmanuel Macron. Ce dernier est un de visiteurs réguliers du président de la République au palais de l'Élysée. Cette tribune et ce soutien tombent à pic à moins d'un mois de l'élection, alors que la campagne peine encore à exister dans l'espace médiatique.



Kweeped from static.lexpress.fr by actualites 144 days ago
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blindman

30/04/19 03:02

Jean-Paul Sartre. - Ce que beaucoup de gens ne comprennent pas, c'est que vous ne cherchiez pas à élaborer un programme, à donner à votre mouvement une structure. Ils vous reprochent de chercher à «tout casser» sans savoir - en tout cas sans dire - ce que vous voulez mettre à la place de ce que vous démolissez.

Daniel Cohn-Bendit - Evidemment! Tout le monde serait rassuré, Pompidou le premier, si nous fondions un parti en annonçant: «Tous ces gens-là sont maintenant à nous. Voilà nos objectifs et voici comment nous comptons les atteindre...» On saurait à qui l'on a affaire et on pourrait trouver la parade. On n'aurait plus en face de soi l'«anarchie», le «désordre», l'«effervescence incontrôlable».

La force de notre mouvement, c'est justement qu'il s'appuie sur une spontanéité «incontrôlable», qu'il donne l'élan sans chercher à canaliser, à utiliser à son profit l'action qu'il a déclenchée. Aujourd'hui, pour nous, il y a évidemment deux solutions. La première consiste à réunir cinq personnes ayant une bonne formation politique et à leur demander de rédiger un programme, de formuler des revendications immédiates qui paraîtront solides et de dire: «Voici la position du mouvement étudiant, faites-en ce que vous voulez!» C'est la mauvaise. La seconde consiste à essayer de faire comprendre la situation non pas à la totalité des étudiants ni même à la totalité des manifestants, mais à un grand nombre d'entre eux. Pour cela, il faut éviter de créer tout de suite une organisation, de définir un programme, qui seraient inévitablement paralysants. La seule chance du mouvement, c'est justement ce désordre qui permet aux gens de parler librement et qui peut déboucher sur une certaine forme d'auto-organisation. Par exemple, il faut maintenant renoncer aux meetings à grand spectacle et arriver à former des groupes de travail et d'action. C'est ce que nous essayons de faire à Nanterre.

Mais la parole ayant été tout à coup libérée à Paris, il faut d'abord que les gens s'expriment. Ils disent des choses confuses, vagues, souvent inintéressantes parce qu'on les a dites cent fois, mais ça leur permet, après avoir dit tout cela, de se poser la question: «Et alors?» C'est cela qui est important, que le plus grand nombre possible d'étudiants se disent: «Et alors?» Ensuite seulement, on pourra parler de programme et de structuration. Nous poser dès aujourd'hui la question: «Qu'allez-vous faire pour les examens?», c'est vouloir noyer le poisson, saboter le mouvement, interrompre la dynamique. Les examens auront lieu et nous ferons des propositions, mais qu'on nous laisse un peu de temps. Il faut d'abord parler, réfléchir, chercher des formules nouvelles. Nous les trouverons. Pas aujourd'hui. (...)

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