EFFONDREMENT DE LA CIVILISATION Pic pétrolier, Réchauffement climatique, Energie


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Une de plus...
Et puis comme on est tellement généreux, une seconde https://www.youtube.com/watch?v=TUCGIviYkNE       qui traite plus des émotions que çà génère tout çà.

et toutes les autres...

Qu’appelle-t-on effondrement ? Trois points de vue peuvent être distingués :

Un point de vue institutionnaliste (à la Max Weber) : Le monde est en cours d’effondrement lorsque, sur le territoire examiné, on n’aperçoit plus aucune possibilité de respect de la loi, aucun contrôle sur les armes, aucune capacité de lever des impôts, pendant une durée continue d’au moins un an.

Un point de vue stato-providentialiste : L’effondrement est un processus à l’issue duquel les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, mobilité, sécurité) ne sont plus fournis à une majorité de la population par des services encadrés par la loi. C’est plutôt une approche à la Cochet, Servigne et Stevens. On se concentre non pas sur les institutions, mais sur les individus.

Un point de vue thermodynamique : Un effondrement dans l’économie mondialisée se produira lorsque la chute du flux d’énergie deviendra beaucoup plus forte que la baisse du PIB (David Korowicz, 2012).
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La question du Mal absolu divise les philosophes contemporains. Pour certains, celui-ci ne peut en aucun cas être un concept opérant, tant il nous ferait sombrer dans des images effrayantes (le satanique, le démoniaque) ou dans un psychologisme naturalisant (des fous, des pervers). Le Mal absolu est donc une limite du conceptualisable, qui échappe à toute rationalité. Au contraire, une seconde école philosophique défend qu’il nous faut étayer nos jugements sur le Mal pour penser les génocides, les écocides, qui impliquent des totalités essentielles de la nature et de la vie humaine. Ici, il y aurait donc une exigence de conceptualisation.

Comment donc penser un Mal absolu ? On ne peut concevoir celui-ci que dynamiquement : il s’agit de penser toujours pire que ce que nous pensons déjà, et utiliser ce sentiment du franchissement du pire pour aller plus loin encore dans l’imagination du Mal. Le Mal absolu serait alors un « pire que le mal » : Juliette, chez Sade, organise ainsi sa pensée, à la recherche d’un dépassement continu des crimes les plus atroces. Si Juliette est accompagnée dans cette surenchère, ses complices, lorsqu’ils se refusent à aller aussi loin qu’elle, deviennent à leur tour ses victimes. Tout comme les hommes, à mesure qu’ils s’apercevront qu’ils sont bien les derniers, devront choisir de quel côté ils se rangeront.

Le Mal qui vienttrouve également des sources anthropologiques, poursuivant les réflexions de Norbert Elias. Celui-ci observe en Occident, depuis le XVIème siècle, l’émergence d’une société d’individus soumis à un processus de civilisation, qui délègue à l’Etat les moyens de la violence physique et la responsabilité de régler les conflits interindividuels. Parallèlement, cette socialisation des individus suggère une autocontrainte. Chacun doit donc s’imposer à soi-même de suivre les règles établies collectivement, et en conséquent, chacun doit s’efforcer d’être un « soi » – se remettre en cause, évaluer sa responsabilité, tenter de réparer les fautes commises individuellement. L’autocontrainte, comprise comme l’envers de cette autonomie promise par l’émergence de l’Etat, devient alors une norme, une attente collective puissante, qui, poussée à son paroxysme, peut s’avérer paralysante pour toute action. Dès lors, il s’agit à la fois de se contraindre et de se retenir de trop se contraindre.

Ainsi, l’individualisme occidental se construit et évolue en miroir des diverses formes historiques que prend l’autocontrainte. Cette histoire de l’autocontrainte et de l’autonomisation se retourne en une anthropologie du Mal, puisque c’est bien de faire mal et de faire le Mal dont il faut se retenir. Ces deux aspects de la malfaisance communiquent peu à peu, jusqu’à trouver chez Freud une théorisation. En effet, le Mal dont on se retient dans la modernité, pour demeurer autonome, serait celui des pulsions perverses (notamment des violences physiques et sexuelles) – un mal pervers lui-même profondément symétrique à une « névrose de contrainte ». L’histoire de Juliette peut ainsi être comprise comme étant l’envers de tout ce sur quoi l’homme autonome doit avoir le contrôle s’il entend conserver une liberté politique : c’est dans cette optique que Sade va jusqu’à se représenter la possibilité effective de l’autodestruction de l’humanité.

La rhétorique sadienne, par l’excitation érotique qu’elle suggère, permettait la diffusion continue des idées portées par l’ouvrage, jusqu’à celle de l’anéantissement de l’humanité. De la même manière, Le Mal qui vientdéploie une expérience rhétorique, qui doit servir la mise en évidence de ce que pourrait être la tentation du pire. Cette rhétorique vise à produire un certain effroi. Celui-ci, sidérant, devrait permettre de réveiller les mentalités – plus que l’angoisse et l’heuristique de la peur de Hans Jonas3, considérées par Pierre-Henri Castel comme encore trop paralysantes. Ainsi, l’expérience de pensée et de rhétorique proposée rejoue et déplace l’entreprise sadienne pour l’inscrire dans notre modernité.
https://www.institutmomentum.org/le-mal-qui-vient-une-experience-de-pensee-autour-de-la-fin-des-temps/ 
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Un monde de chiffres.
Un baril de pétrole représente 12 années de travail humain...

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Déni, décompensation, deuil, en parlant de tout çà on se contamine autant qu'on s'informe, on se déprime, on croit que mais on ne décroît pas...
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La Zone à Défendre de Notre-Dames-des-Landes s’est construite selon une coévolution, dans un mouvement en lutte, « contre » un système socio-économique fondamentalement destructeur et « pour » d’autres modes d’existence sensible et de coexistence entre les écosystèmes et les habitants. Dans la tentative de caractérisation de l’aspect complexe du « système ZAD », il apparaît que certains principes et dynamiques complexes s’expriment dans l’organisation de la zone, notamment les principes systémiques, d’auto-éco-organisation, dialogiques et récursifs [10]. La ZAD apparait comme résiliente selon les caractéristiques de diversité, de modularité et de présence de rétroactions directes [11], ainsi qu’au regard des attaques extérieures dont elle est la cible et des différents niveaux de résilience tels que définis dans le « Petit traité de résilience » [12].

La complexité de la ZAD de NDDL ne saurait être caractérisée selon les termes de Joseph Tainter qui visent de larges systèmes. Cependant, cette zone a su l’appréhender d’une manière plus sensible : par la diversité de ses habitants, à travers les relations originales qu’elle a su tisser avec les habitants autres qu’humains, par son foisonnement intellectuel et culturel, dans les modes d’organisation du commun, etc. Bien que l’autarcie ait pu être une stratégie défensive à un moment donné, bien que la ZAD de NDDL ait aujourd’hui disparu, la zone a su rayonner, ouvrir et nourrir les champs de l’écologie politique et les luttes contemporaines.
https://www.institutmomentum.org/le-role-des-attracteurs-dans-leffondrement-des-systemes-complexes-vers-la-radicalisation-des-formes-de-luttes-zad-extinction-rebellion/ 



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blindman

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Un texte important et encore un bel esprit de synthèse

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