Le commissaire d’exposition Okwui Enwezor est mort . il a contribué à la métamorphose du paysag


art contemporain
Le commissaire d’exposition Okwui Enwezor est mort . il a contribué à la métamorphose du paysag

Le commissaire d’exposition Okwui Enwezor est mort
L’Américain d’origine nigériane a contribué à la métamorphose du paysage artistique international.

Premier non-Européen à diriger la prestigieuse « Documenta » de Kassel, en 2002, il a contribué à la profonde métamorphose du paysage artistique international, l’ouvrant aux artistes africains, latino-américains et asiatiques. «J’ai eu le bonheur de me retrouver à New York à un moment où les systèmes critiques de l’art contemporain étaient sujets à une totale reformulation »


Né en 1963 à Calabar, au Nigeria, Okwui Enwezor grandit à Enugu, à l’est du pays, en pleine guerre civile. Il s’installe à New York en 1981, et s’y forme aux sciences politiques et à la littérature. Dès 1984, il trouve sa voie en découvrant l’exposition « Primitivisme au XXe siècle » du MoMA de New-York, qui évoque « les affinités entre tribal et moderne », selon son sous-titre. « J’ai compris des mois après que je n’aurais pas dû aimer cette exposition, avouait-il des décennies plus tard. Mais elle reste pour moi un repère essentiel ». Il a en effet, par la suite, grandement contribué à faire vaciller cette vision quasi-colonialiste, qui opposait la naïveté des arts d’Afrique à la sophistication de la modernité européenne.

En 1994, il fonde Nka, Journal of Contemporary African Arts. En igbo, sa langue natale, « Nka » signifie créer. En Basaa, parlé au Cameroun, le même mot signifie discours. Ce vocable à double visage ne saurait mieux le définir. Il se fait connaître comme curateur deux ans plus tard, en organisant au Guggenheim de New York une exposition consacrée à la photographie africaine, qu’il explora en pionnier, comme en témoigne la rétrospective du Sud-africain David Goldblatt, qu’il révèle dès 2001.

La singularité de sa vision éclate avec la première biennale qu’il dirige, à Johannesburg, en 1997. A la vogue de la globalisation capitaliste et du multiculturalisme bon teint, il oppose un discours dénué de tout manichéisme, apologie des diasporas et des traversées de frontières.

Il a 34 ans quand s’ouvre la onzième édition de la « Documenta » de Kassel : il la conçoit comme un véritable défi à la planète Art. « Plus qu’une exposition, la « Documenta » est pour moi une machine à fabriquer de la pensée.
Je voulais la mettre dans le monde ». Insistant sur le concept de créolisation, il double le nombre de plasticiens non-occidentaux comparé aux précédentes éditions, révélant des futures stars comme Amar Kanwar, Yan Fudong ou le vidéaste Steve McQueen.

Séville en 2007, Gwangju en 2008, Venise en 2015 : toutes les grandes biennales font ensuite appel à lui. Paris y compris.



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