La substitution du corps de Napoléon: Fakenews ou réalité?


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La substitution du corps de Napoléon: Fakenews ou réalité?

Le 15 octobre 1840 à minuit, 18 Français se trouvent rassemblés autour de la tombe impériale et les travaux d'excavation commencent à la lueur vacillante des lampes. Après 13 heures d'intense labeur, la caisse mortuaire est transportée sous la tente qui est prévue à cet effet. Le moment est empreint d'émotion. Les différents cercueils sont ouverts les uns après les autres jusqu'à ce que l'on atteigne le dernier. Dans quel état va-t-on découvrir l'Empereur mort 19 ans plus tôt et non embaumé ? La surprise est grande : Napoléon est intact.

Le 15 décembre 1840, le corps de Napoléon est transféré aux Invalides.
Napoléon repose désormais, selon son voeu, sur les bords de la Seine.



Suspicion de substitution.

Quels indices permettent à certains de douter?

Les témoins de ces événements ont écrit des mémoires, fait des comptes rendus, écrit des lettres à propos de ce qu'ils venaient de voir.
Et leurs témoignages ne concordent pas toujours.
De plus, l'état de conservation du corps en interpelle plus d'un.

Voici les principaux points qui intriguent, à divers degrés:

- Les décorations
- Les bas de soie, mis en 21 et manquants en 40
- Les bottes décousues identiquement aux deux pieds alors que tout le reste est en parfait état de conservation
- Les éperons manquants
- Le corps en meilleur état de conservation en 40 qu’en 21
- Les dents d’une parfaite blancheur en 40
- La barbe et les cheveux qui repoussent
- Les vases baladeurs (contenant le cœur et l’estomac)
- Les jambes fléchies en 40
- Le nombre de cercueils
- Le visage de l'exhumé ressemble au masque mortuaire de Napoléon et le masque ne serait pas celui de l'Empereur.
- Le cercueil exhumé en 1840 et le corbillard de 1821.

***** DEMONTAGE DE LA FAKE NEWS ********

L’affaire qui éclate en 1969 est toutefois d’une tout autre ampleur. En pleine célébration du bicentenaire de la naissance de Napoléon, paraît l’ouvrage d’un certain Georges Rétif de la Bretonne (2) intitulé Anglais, rendez-nous Napoléon…, doté d’une louangeuse postface du comte Léon, arrière-petit-fils d’Éléonore Denuelle de La Plaigne et de Napoléon. L’auteur part d’une banale constatation : le 15 octobre 1840, lors de l’identification du corps à Sainte-Hélène avant rapatriement, on dut ouvrir successivement – sans que les témoins ayant assisté dix-neuf ans plus tôt à la mise en bière s’en étonnent – quatre cercueils : en acajou, en plomb, en bois exotique et en fer blanc, de l’extérieur vers l’intérieur, jusqu’à la découverte d’un corps dans un bien meilleur état de conservation qu’espéré. Or, le procès-verbal de mise en bière daté du 7 mai 1821 mentionne : « Ce premier cercueil [en fer blanc] ayant été soudé en notre présence, a été placé dans un autre en plomb lequel après avoir été également soudé a été enfermé dans un troisième cercueil de bois d’acajou ». Il en manque un, en bois !
Toutefois, le mystère n’en est pas un puisque le docteur Antommarchi avait publié dès 1825 le récit suivant : « On le plaça dans la caisse en fer blanc… On la souda avec soin, et on la passa dans une autre en acajou qu’on mit dans une troisième faite en plomb, qui fut elle-même déposée dans une quatrième d’acajou ». Le cahier de Bertrand, écrit au jour le jour, est également très précis : « Le 9 mai, on a placé le cercueil de plomb dans un cercueil d’acajou ». Cette opération décalée est d’ailleurs confirmée par le récit, plus tardif, d’Ali qui situe au lendemain de la mise en bière le dépôt des trois premiers cercueils dans le quatrième. En fait, comme le raconte le tapissier-agent de pompes funèbres Andrew Darling (3), le bois d’acajou était rare à Sainte-Hélène ; il fallut se procurer et découper une table de salle à manger pour fabriquer le quatrième cercueil. Comment expliquer l’inversion apparente du plomb et de l’acajou dans le procès-verbal officiel ? Ou bien, le fer blanc n’étant pas très rigide, un cercueil en fer blanc était toujours doublé d’un cercueil en bois et les deux ont été considérés comme un seul. Ou bien il y a eu une erreur de plume : inversion entre le deuxième et le troisième cercueils. Mais l’imbroglio pouvait commencer.

Georges Rétif ne veut pas voir les choses dans leur logique et relie cette affaire à une autre, assez ténébreuse il est vrai, celle du masque mortuaire de l’Empereur. Il monte un scénario assez plaisant si on veut bien n’y voir qu’un roman policier se situant dans un contexte historique. Mais l’auteur affiche en première page la prétention de faire « un livre d’histoire ». La thèse de Georges Rétif perd beaucoup de son sel lorsqu’on la résume, mais je vais tenter de le faire sans le trahir.
Les Anglais à Sainte-Hélène ont exhumé secrètement le corps de Napoléon, vers 1824 ou 1825, et lui ont substitué le corps de Cipriani, habillé d’un uniforme des chasseurs de la garde, de bottes, de décorations, etc., récupérés dans les voitures de Napoléon saisies à Waterloo. Hudson Lowe qui, en 1828, passe de nouveau par Sainte-Hélène rapatrie en Angleterre le corbillard de 1821 dont il s’était réservé la propriété, mais aussi le corps de Napoléon dans son cercueil ; il reposerait depuis sous une dalle de Westminster Abbey. En 1858, la reine Victoria offrira à Napoléon III le fameux corbillard qui, après avoir séjourné de longues années sous la galerie des Invalides, se trouve aujourd’hui au Musée des Voitures de Malmaison.

En 1840, Bertrand, Marchand, Gourgaud, etc., ont bien vu que l’exhumé n’était pas Napoléon, mais Cipriani. Ils se sont alors trouvés piégés car ils avaient eux-mêmes monté une supercherie en substituant au masque mortuaire de Napoléon, pris par le docteur Burton le 7 mai et trop laid pour être présenté à la famille, celui de Cipriani. Ce masque, un peu remodelé, avait été vendu par souscription à des dizaines d’exemplaires depuis 1833. Tous solidaires, Anglais et Français ont avalisé la supercherie et aucune fuite ne s’est produite avant que, cent trente ans plus tard, le perspicace Georges Rétif ne découvre le pot aux roses. L’auteur recense toutes les différences entre les récits de 1821 et les rapides observations faites pendant les trois minutes où le cercueil est resté ouvert en 1840. Si, en revanche, il y a concordance entre le récit tardif de Marchand et l’exhumation c’est que le valet de chambre a rédigé son texte en fonction de ce qu’il a vu en 1840 et non selon ses souvenirs. Le raisonnement est imparable ! Rétif ne se prononce pas clairement sur le motif d’une telle opération, alternant entre le désir de l’Angleterre de posséder les restes de son plus prestigieux ennemi, et la volonté anglaise de supprimer toute possibilité d’investigation sur un éventuel empoisonnement de Napoléon à l’arsenic car, entre-temps, le stomatologiste suédois Sten Forshuvud avait publié son non moins célèbre Napoléon a-t-il été empoisonné ? Les trois mystères de l’empoisonnement, du masque mortuaire et de la substitution de cadavre s’épaulaient mutuellement pour devenir l’une des plus grandes énigmes de l’histoire, enfin résolue.

De grandes consciences de l’époque, Paris-Match et France-Dimanche, s’emparèrent de l’affaire. Tandis que le monde napoléonien tremblait d’indignation à la pensée que l’on puisse supposer que le tombeau des Invalides contienne les restes d’un inconnu, l’affaire atteignait le ministère des Armées gestionnaire de l’Hôtel des Invalides, au point que le ministre Pierre Messmer dut, en présence de Georges Rétif, lire devant la presse un ferme démenti. Le colonel Dugué Mac Carthy, conservateur au Musée de l’Armée, prit soin d’analyser chacun des arguments avancés par Rétif dans un long article publié dans la Revue des amis du Musée de l’Armée (4) – Les cendres de l’Empereur sont-elles aux Invalides ? –, expliquant les contradictions apparentes relevées et démontrant l’irréalité de la substitution. En 1973, l’historien Jean Boisson publiait Le Retour des Cendres, ouvrage dans lequel il réglait, définitivement croyait-on, le sort de la farce macabre de Georges Rétif de la Bretonne.

Vingt ans après
Au début des années 1990, Bruno Roy-Henry, auteur de quelques ouvrages, découvrait l’affaire et, convaincu par le raisonnement de Georges Rétif, décidait de relever l’étendard oublié depuis le décès de ce dernier. Il trouvait d’ailleurs, dans les archives possédées par sa veuve, de nouveaux indices non exploités. La relance par Ben Weider, puis par René Maury des thèses empoisonnistes développa son ardeur. En février 2000 il publia un article à sensation dans la revue Historia (5), suivi en août 2000 par l’édition de son ouvrage L’énigme de l’exhumé de 1840 (6). Ben Weider et René Maury, aux prises avec les historiens et les médecins, ne furent que médiocrement satisfaits (c’est un euphémisme) de voir cette thèse extravagante venir s’intercaler dans la promotion de leurs propres oeuvres. Avec un sens certain de la communication, Bruno Roy-Henry utilise depuis lors toutes les occasions où « l’empoisonnement » est évoqué pour faire parler de sa thèse, amenant récemment le Musée de l’Armée et même le ministère de la Culture à publier des mises au point. Tout en soutenant globalement la théorie de Rétif de la Bretonne, Roy-Henry y apporte cependant des modulations et des variantes. Le sujet est devenu si complexe et embrouillé qu’il convient de l’analyser en isolant bien ses divers éléments.

Les cercueils
Bien que quiconque se penchant sur les textes ne puisse contester de bonne foi la présence de quatre cercueils en 1821, l’argument très journalistique du nombre de cercueils, présenté avec une certaine complaisance, est impossible à faire oublier du grand public. Pour en finir avec lui, nous opposerons à ceux qui mettent en doute les témoignages des Français celui du tapissier Darling qui explicite dans son journal les instructions qu’il reçut pour la fabrication des cercueils : « Les cercueils devaient être, le premier en fer blanc… le second en bois, le troisième en plomb, et enfin un cercueil d’acajou recouvert de velours pourpre, si on pouvait s’en procurer. Je leur dis que j’en avais cherché quelques jours plus tôt et qu’il n’y en avait pas sur l’île (7). Il fut alors décidé que le cercueil extérieur serait du plus bel acajou qu’on trouverait dans l’île, ce qui fut fait ». La différence du nombre de cercueils constituant le fondement du raisonnement de Rétif de la Bretonne et cet argument s’écroulant, tout l’édifice devrait disparaître, mais ce serait trop faire confiance à la nature humaine. Il nous faut donc examiner les autres arguments.

Les vases d’argent
Le gouverneur exigea que les vases contenant le coeur et l’estomac de l’Empereur soient enfermés dans le cercueil. Antommarchi écrit en 1825 : « Je remplis l’un, celui qui contenait le cœur, d’alcool ; je le fermai hermétiquement, je le soudai, et les déposai l’un et l’autre aux angles du cercueil (8). On y descendit Napoléon ; on le plaça dans la caisse en fer blanc ». En 1840, tous les témoignages concordent pour dire que les vases sont placés entre les jambes du cadavre. On notera le passage du je au on dans le texte d’Antommarchi. Le cercueil mesurant seulement quelque vingt centimètres intérieurs à la base, il est évident que les pieds bottés avaient du mal à se glisser entre les deux vases. On, c’est-à-dire les valets effectuant la mise en bière, ont alors cherché un autre emplacement où ils pouvaient coincer les vases. Quoi de plus naturel que d’écarter légèrement les jambes et de placer les vases dans l’espace ainsi dégagé ?

Les bas et les bottes
Marchand habilla les jambes de l’Empereur de bas de soie et d’une paire de bottes à l’écuyère. En 1840, les deux bottes furent trouvées bâillant à la pointe des pieds et les orteils apparents. Peut-on en déduire que le corps soi-disant substitué ne portait pas de bas ? Il est tout à fait normal que les coutures de ces bottes, qui avaient supporté pendant six ans le climat de Sainte-Hélène où tout moisissait, cèdent, de même que les fils des bas de soie, surtout si Marchand n’avait pas choisi la meilleure paire.

Le cordon de la Légion d’honneur
Il est patent que Napoléon, sauf en quelques rares cérémonies, portait le cordon de la Légion d’honneur sur le gilet et donc sous l’uniforme. C’est ainsi que le corps fut observé en 1840 (9), la croix terminale se trouvant masquée par la basque gauche de l’habit. Le 6 mai 1821, Bertrand écrit : « À quatre heures, on a habillé l’Empereur en uniforme des chasseurs de la Garde, avec bottes, éperons, cordons, plaques, croix, chapeau ». Peut-on en conclure qu’il y a au moins deux cordons et qu’ils sont sur l’uniforme puisque cités après ? À la description de Bertrand, on peut opposer celle d’Antommarchi qui écrit en 1825 : « Grand cordon de la Légion d’honneur, uniforme de colonel de chasseurs de la garde ». Maintenant, le cordon est unique et cité avant l’uniforme. Quand on connaît l’écriture sténographique de Bertrand, il est difficile de baser toute une argumentation sur un s terminal supposé. Et aussi, pourquoi un s à plaques ?

Les décorations
Bertrand parle de plaques et de croix sans autre précision. Marchand dit : « uniforme décoré des ordres de la Légion d’honneur, de la Couronne de fer, de la Réunion, de la Plaque et du Cordon de la Légion d’honneur ». Quant à Antommarchi, il a vu un « uniforme décoré des ordres de la Légion d’honneur et de la Couronne de fer ». L’enseigne anglais Darroch, de garde à Longwood les 6 et 7 mai, écrit à sa mère : « Sur le côté gauche de la poitrine se voyaient une étoile et deux décorations de je ne sais quels ordres ». Quant à Ali, il ne parle pas des décorations. En 1840, les témoins observèrent la présence sur l’uniforme de la Plaque de la Légion d’honneur (« l’étoile » selon Darroch) et de deux médailles, Légion d’honneur et Couronne de fer. Marchand est donc le seul à citer l’ordre de la Réunion et à se souvenir de trois médailles en plus de la Plaque, en 1821. Tantôt c’est Bertrand qui voit, semble-t-il, un cordon de trop, tantôt c’est Marchand qui voit une médaille en plus. Fragilité des témoignages…

Les éperons
Bertrand et Antommarchi signalent, lors de la présentation du corps habillé sur le lit de parade, la présence d’éperons fixés aux bottes (petits éperons, précise même Antommarchi). Marchand et Ali, qui effectueront le lendemain la mise en bière, n’en parlent pas. En 1840, le cuir des bottes au niveau du coup de pied fut trouvé très détérioré et la présence d’éperons ne fut pas observée. Mais Darling nous apprend que la profondeur du cercueil en fer blanc était seulement de 30,5 centimètres (12 pouces). Napoléon chaussant l’équivalent d’un 37-38 actuel, la longueur de la semelle de ses bottes mesurait environ 26 centimètres. Dans la chambre mortuaire, les éperons pouvaient s’enfoncer dans les trois matelas superposés (cf. Darling) mais, dans le cercueil, avec un matelas mince, les éperons devaient occasionner une gêne à la stabilité des pieds et la pointe des bottes ainsi équipées arrivait non loin du niveau du couvercle : il est donc tout à fait probable que les éperons aient été retirés lors de la mise en bière.

L’état du corps
Dès le 7 mai dans l’après-midi, les chairs du visage s’affaissaient, si bien que la prise du masque en plâtre par le docteur Burton, assisté du docteur Antommarchi, s’avéra délicate. Le corps commençait à dégager une odeur incommodant l’enseigne Darroch et d’autres témoins ; l’on procéda donc sans plus attendre à l’ensevelissement dans les trois premiers cercueils (10). En 1840, on s’attendait à trouver le corps fortement décomposé et l’une des raisons de l’ouverture des cercueils fut la nécessité de mesures sanitaires pour éviter de transporter sur la Belle Poule une source d’infection. La surprise fut donc grande de trouver le corps, non pas intact comme on l’entend dire parfois, mais assez bien conservé et fort reconnaissable, ainsi que l’uniforme dont les parements rouges étaient encore éclatants. Le général Bertrand qui, au dernier moment, avait saisi la main gauche de l’Empereur pour la porter à ses lèvres puis l’avait posée sur la cuisse au lieu de la remettre le long du corps, la trouva exactement dans la même position. Les jambes étaient en position légèrement fléchies, du fait vraisemblablement d’un glissement du corps après qu’il eut perdu sa rigidité cadavérique. Il restait quelques cheveux en couronne, alors qu’en principe on les avait tous rasés pour faciliter la prise du masque. La lèvre inférieure s’était affaissée, laissant apparaître trois canines. Une légère barbe était apparente, pouvant aussi bien résulter d’un affaissement des chairs que d’une pousse post mortem sur laquelle les avis des spécialistes sont partagés. L’explication la plus probable de la conservation est un phénomène de saponification en l’absence d’air, les cercueils étant hermétiques (transformation des chairs en adipocire). Des cas de ce genre, sans embaumement, sont assez fréquemment observés. Il n’y a donc aucune raison particulière, au vu des observations faites en 1840, de supposer qu’il ne s’agit pas du corps inhumé en 1821, exhumé d’ailleurs en présence de Darling et de plusieurs des ouvriers qui avaient fermé la tombe dix-neuf ans plus tôt, lesquels ne signalèrent aucune anomalie.
Ajoutons que certains ont vu dans la conservation du corps une preuve de « l’empoisonnement », l’arsenic étant utilisé en taxidermie. Cette explication est stupide car, pour conserver un corps, l’arsenic doit être appliqué à des concentrations très fortes, qui n’ont rien de commun avec celles rencontrées dans l’intoxication arsenicale chronique.

Le tombeau
Du 7 mai au matin au petit jour du 9 mai, les travaux de construction du caveau dans le val du Géranium furent menés à cadence soutenue. La fosse était profonde de près de quatre mètres (dix à douze pieds), longue de deux mètres cinquante et large d’un mètre cinquante, entièrement maçonnée. Au fond, furent posés huit piliers de pierre hauts d’une trentaine de centimètres sur lesquels on construisit, en assemblant et cimentant des dalles de pierre, une cuve – une auge écrira Ali, un sarcophage rapportera plus dignement Hudson Lowe –, de deux mètres quinze de long sur un mètre de large, destinée à recevoir la bière et devant être fermée par une lourde dalle monolithe. Une chèvre fut montée au-dessus de la fosse et deux poutres furent placées en travers de l’ouverture. Descendu depuis la route sur les épaules de huit grenadiers anglais, le cercueil fut posé sur les deux poutres, selon les récits de Marchand et d’Ali, pour recevoir les dernières bénédictions de l’abbé Vignali. Puis le cercueil fut soulevé par des cordages reliés à la chèvre, les poutres furent retirées et la descente commença. Bertrand écrit : « Le corps a été descendu dans la tombe avec des poulies, le caveau a été refermé avec une grosse pierre… On a maçonné la pierre qui recouvrait le corps et ensuite on a recouvert le tout d’une couche de ciment. On a refermé l’ouverture supérieure qui avait sept pieds sur quatre de largeur, la protégeant d’un plancher en bois sur lequel on a assujetti la draperie noire ».



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