Le matérialisme


philosophie, matérialisme
Le matérialisme

En 1748, le médecin et philosophe La Mettrie expose dans un ouvrage intitulé L'Homme Machine la première conception strictement matérialiste de « l'âme humaine ».


Le matérialisme est un système philosophique qui soutient que toute chose est composée de matière et que, fondamentalement, tout phénomène est le résultat d'interactions matérielles.

En philosophie, le matérialisme est la doctrine selon laquelle il n'existe d'autre substance que la matière. Il s'oppose donc au dualisme qui admet l'existence de deux substances distinctes : l'esprit et la matière. Le terme est apparu dans la seconde moitié du xviie siècle pour désigner les philosophies qui nient l'existence de substances spirituelles (les « âmes ») et ne reconnaissent que celle des substances corporelles. Le matérialisme s'oppose tant au dualisme qu'au spiritualisme, pour lequel l'esprit constitue la substance de toute réalité.



Kweeped from kweepmail.com by charles 18 days ago
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blindman

10/05/19 02:53

Les atomistes constituent le réel avec le non-être, lequel a ainsi autant de réalité que l'être lui-même.
Le non-être est par définition l'absence d'état et d'existence, par opposition à « l'être ». S'il est souvent synonyme de néant pour ceux qui mettent toute la réalité dans l'existence, pour d'autres auteurs l'existence n'étant qu'une réalité parmi une infinité d'autres, le non-être représente ces autres possibilités. Bien qu'inaccessible à notre compréhension il est alors beaucoup plus que l'être.
L'atomisme est un courant philosophique et une théorie physique proposant une conception d'un univers discontinu, composé de matière et de vide. Selon les atomistes, les atomes composant l'univers sont tous de même substance.
Au Ve siècle av. J.-C., Leucippe et son élève Démocrite d'Abdère sont considérés comme les fondateurs de l'atomisme, doctrine reprise plus tard par Épicure depuis le début du IVe siècle av. J.-C., puis par Lucrèce.

L’atomisme en Inde s’est développé à travers plusieurs écoles bouddhistes et hindouistes, chacune caractérisée par ses propres théories philosophiques. L’atomisme, malgré la diversité des différentes perspectives auxquelles il a pu donner lieu, avait comme objectif de rendre compte de l’unité fondamentale qui constitue le monde que nous percevons à travers les sens, cette unité étant l’atome. Le terme sanskrit qui désigne cette particule est aṇu
Pour le Nyāya-Vaiśeṣika, il existe cinq substances matérielles de base
Dans cette école, il est considéré que toute la matière est faite d’atomes. Ceux-ci sont indestructibles, c’est-à-dire qu’ils sont éternels, indivisibles et n’ont pas de taille. Tous les atomes sont pensés comme étant sphériques ; ils ne se distinguent alors pas par leur forme, mais par leurs qualités (couleur, goût…).

L’ancien bouddhisme canonique ne rend pas compte de l’atomisme dans ses travaux. Des quatre écoles bouddhistes canoniques, seules le Vaibhāṣika et le Sautrāntika admettent dans leur philosophie l’existence des atomes. Ils considèrent la matière comme l’union de quatre substrats : la couleur, le goût, l’odeur et le toucher. Et les atomes sont l’unité la plus petite du rūpa, qui est ce qui a la capacité de stimuler les organes sensoriels.

Pour ces écoles, les atomes ne peuvent être ni divisés, ni analysés, ni vus, ni entendus, ni touchés, et ne peuvent être soumis à l’épreuve de l’expérience directe. Il y a deux types d’atomes, les simples (dravyaparamanu) et les composés (samghataparamanu). La matière est considérée de différentes manières, mais en général elle est vue comme un agglomérat d’atomes indépendants, comme un nuage constitué d’un atome central et d’autres atomes l’entourant. Cet agglomérat ne présente pas de trous et les atomes ne peuvent pas s’interpénétrer.
Selon ces écoles, un agrégat est défini par huit atomes : quatre atomes fondamentaux et quatre secondaires. Les quatre fondamentaux sont : terre (solide), eau (liquide) feu (chaud) et air (mouvement). Les atomes secondaires sont : la couleur, l’odeur, le goût et le toucher (dans ce système les qualités sont aussi de nature atomique).
Ces deux écoles ne parlent pas d’atomes comme de particules de quelque substance en particulier, ils les pensent plutôt comme force ou énergie. Par exemple, les atomes terrestres sont liés à la force de répulsion, les atomes aqueux sont liés à la force du mouvement (cinétique ?). Dans les considérations bouddhistes, toutes les forces sont présentes dans toutes les choses dans les mêmes proportions. Les différents types de corps sont perçus grâce à la variation d’intensité du contenu en force ou énergie des différents états, même si les proportions entre les différentes qualités restent égales.

La vision bouddhiste des atomes comme des forces dynamiques est en harmonie avec la doctrine de l’éphémère, qui affirme explicitement que toutes les choses changent et que tout a une fin. La permanence, ou existence stable des objets perçus de forme ordinaire, est une fonction de notre processus de pensée. Tous les objets ont une existence momentanée, c’est-à-dire que tous les objets disparaissent aussitôt qu’ils sont apparus.

Émile Meyerson écrit : « L'atomicité est en effet, on le sait assez, une conception fort ancienne. Née en Grèce et ailleurs, à peu près simultanément L'atomisme est une théorie physique proposant une conception d'un univers discontinu, composé de matière et de vide avec les commencements de la physique, elle joue dans cette science, un rôle tantôt de premier plan, tantôt plus effacé, selon que les vicissitudes de l'évolution mettent plus ou moins en lumière les manifestations du discontinu. »

Sans être forcément atomistes, Galilée, Pierre Gassendi, Sébastien Basson, Robert Boyle, Newton admettent l'existence de petites particules de matière dans la nature

Le principal théoricien de l'atomisme au xviie siècle fut Pierre Gassendi, chanoine de Digne, qui, après avoir étudié la vie et la doctrine d'Épicure, publia en 1649 les Animadversiones

Les autorités ecclésiastiques ont âprement combattu la théorie de l'atomisme au cours du xviie siècle, car une matière à structure atomique était difficilement compatible avec la transsubstantiation, dogme réaffirmé au concile de Trente, qui s'appuyait depuis saint Thomas d'Aquin sur le schéma aristotélicien de la substance et des accidents. C'est la raison pour laquelle les jésuites, par exemple, interdirent l'atomisme dans leurs collèges en 1641, 1643 et 1649

Le canon 1 de la 13e session du concile Latran IV déclare :
« Si quelqu'un nie que le Corps et le Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, avec son Âme, et la Divinité, et par conséquent Jésus-Christ tout entier, sont contenus véritablement, réellement, et substantiellement au Sacrement de la Très-Sainte Eucharistie ; mais dit qu'ils y sont seulement comme dans un signe, ou bien en figure, ou en vertu : qu'il soit anathème. »

La transsubstantiation (en latin : transsubstantiatio, en grec ancien : μετουσίωσις / metousiosis) est un phénomène surnaturel, qui signifie littéralement la conversion d'une substance en une autre. Le terme désigne, pour une partie des chrétiens (en particulier les catholiques et les orthodoxes), la conversion du pain et du vin en corps et sang du Christ lors de l'Eucharistie par l'intermédiaire du Saint Esprit.

Sur le plan religieux, l'Église catholique (dont les maronites et les arméniens catholiques) emploie le terme de « transsubstantiation » pour expliquer que, dans l'Eucharistie, le pain et le vin, par la consécration de la messe, sont « réellement, vraiment et substantiellement » transformés ou convertis en corps et sang du Christ, tout en conservant leurs caractéristiques physiques ou « espèces » (texture, goût, odeur : les apparences) initiales. La conséquence en est la « présence réelle » du Christ dans les espèces consacrées.

Théologie de la transsubstantiation
La substance est ce qui existe par soi-même (ipsum esse subsistens). Ainsi, la forme d'un chapeau n'est pas le chapeau lui-même, pas plus que sa couleur, sa taille, sa texture ni aucune autre propriété sensible. C'est le chapeau lui-même (sa « substance ») qui possède une forme, une couleur, une taille, une texture tout en étant distinct de ces propriétés. Contrairement à ces apparences ou accidents, la substance ne peut être perçue par les sens. La substance est une des dix catégories de l'être définies par Aristote (une substance et neuf accidents).

Selon G. K. Chesterton, le mot qui apparaît dès la fin du xie siècle chez Hildebert de Tours vers 1079, est défini comme terme du dogme par le quatrième concile du Latran (1215), mais l'idée est selon lui « visiblement présente dès les premiers temps de l'Église ». Quant à la doctrine de la transsubstantiation, elle est fixée par le théologien dominicain Thomas d'Aquin à partir de l'aristotélisme : la matière est composée de qualités premières (la substance elle-même) et de qualités secondes (les sensations). La transsubstantiation, consistant en la modification des qualités premières seules (puisque le goût du pain et du vin - qualités secondes - ne sont eux pas modifiés), trouve selon cette théorie une explication rationnelle.

Physique quantique :
« Posons-nous la question: « Où est la « substance » de la matière? Est-elle dans l'atome? La réponse est clairement « non ». Les atomes sont faits de protons, de neutrons et d'électrons. Est-elle donc dans les protons et les neutrons? Encore une fois, « non », parce que ces particules sont constituées de quarks et de gluons. Est-elle dans le quark? On peut toujours espérer qu'elle l'est, mais mon sentiment est que l'on montrera que ces entités sont composées de "préons", un mot qui a déjà été utilisé à cet égard. Mais nous n'avons pas à continuer plus loin pour voir qu'il n'y a pas d'ultimon. Un quark et un antiquark peuvent s'annihiler mutuellement pour produire des photons (de l'énergie électromagnétique) et le photon n'est pas vraiment ce dont nous avons besoin pour expliquer la solidité de la matière macroscopique de cette table. Ainsi, nous voyons que la tentative d'attribuer la stabilité de la table à quelque entité ultime "solide" est erronée. »

— Benjamin Hiley

blindman

10/05/19 02:54

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