Novembre 1940 : Visite du Maréchal Pétain à Lyon - Place des terreaux


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Novembre 1940 : Visite du Maréchal Pétain à Lyon - Place des terreaux

Vue prise lors du voyage officiel du Maréchal Philippe Pétain à Lyon, les 18 et 19 novembre 1940.

Le Maréchal Pétain à sa descente de voiture sur la place des Terreaux est acclamé par les membres de la Légion française des combattants des deux guerres mondiales venus prêter serment.

En 1940, la grande majorité de la population lyonnaise est fidèle sinon au régime de Vichy, au moins à son chef le maréchal Pétain. Une grande foule se masse pour l'accueillir lors de sa visite de novembre 1940.

Le journal le Nouvelliste devient un inconditionnel du maréchal et de son régime, et le suivra jusqu'au bout. Quant au Progrès, il salue l'homme mais ne veut pas abandonner son soutien aux valeurs démocratiques. Il s'éloigne donc très vite de la politique pour se cantonner au quotidien, jonglant le plus longtemps possible avec les impératifs de la censure.

À Lyon et dans sa région, dès 1940, des personnes se regroupent, le plus souvent par connaissance, pour réfléchir aux moyens de poursuivre la lutte. Les premières actions consistent à réveiller les consciences au moyen de tracts. Pour certains, ces tracts deviennent des journaux et c'est autour des rédacteurs que naissent les premiers embryons de la Résistance. Ainsi apparaissent le Coq enchaîné, œuvre de radicaux et de socialistes (dont Louis Pradel), Franc-Tireur, qui étend progressivement son influence sur toute la zone sud et comprend Auguste Pinton, Henri Deschamps ou Elie Péju, et Combat, issu de la fusion en 1941 de deux autres feuilles. Pour plusieurs de ces journaux, et surtout Franc-Tireur, l'aide de membres du Progrès (dont Georges Altman et Yves Farge) se révèle précieuse.

En 1942, la Résistance est très active à Lyon. Les groupes, comme les journaux, y sont nombreux et représentent toutes les tendances politiques ou intellectuelles. Tous les mouvements de Résistance de la zone libre ont installé leur quartier général dans la ville. « On ne pouvait pas faire dix mètres sans se heurter à un autre camarade de clandestinité qu'il fallait ignorer jusqu'à ce qu'on se précipite sur lui une heure après comme un frère. », en témoigne François Morin. C'est à Lyon que se nouent les liens entre la Résistance intérieure et la France libre, qui aboutiront à l'unification des mouvements sous l'égide de Jean Moulin.

Parmi les croyants, bien peu réprouvent le régime et appellent à continuer la lutte contre les nazis en 1940 et 1941. Les autorités adhèrent sans beaucoup de réserves aux discours et aux actes de Vichy durant les deux premières années. Le tournant sera, pour la majorité des catholiques ou protestants, les mesures antisémites proprement françaises de 1942. Même si les protestations du Cardinal Gerlier lues en septembre 1942 dans toutes les églises sont moins fermes que d'autres, il couvre à partir de ce moment-là les actions des résistants catholiques, que ce soit pour la diffusion de journaux, la cache de juifs ou de réfractaires du Service du travail obligatoire.



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