Le voyage de l'explorateur Louis-Gustave Binger à la une du journal Le Temps


louis-gustave binger, côte d'ivoire, colonisation, exploration
Le voyage de l'explorateur Louis-Gustave Binger à la une du journal Le Temps

À son retour en France, il loge quelque temps à Amiens chez un ami et y rencontre Jules Verne.
Il reçoit la grande médaille d'or de la Société de Géographie et, en même temps, lui est remise la coupe en argent que les Britanniques avaient offerte à René Caillié en 1816 lors du retour de sa mission au Galam.

Binger reprend ensuite son service d'officier d'ordonnance auprès du Grand-Chancelier. Il est présent aux obsèques de Faidherbe puis prépare un examen de sortie de l’École de Guerre mais échoue.

Binger décrit son voyage dans son ouvrage en deux volumes Du Niger au Golfe de Guinée (Paris, 1891).

En 1892, il est nommé commissaire d’une mission française pour délimiter la frontière entre les territoires français et anglais dans le pays Ashanti. Il part alors avec deux officiers les lieutenants Braulot et Gay, un médecin, le Docteur Crozat et son ami Marcel Monnier.

Binger visite alors le pays d'Assinie, l'Indénié et l'Assikasso, repasse à Kong et Bondoukou et revient par le Djimini et le Diammala.

Premier gouverneur de la Côte d’Ivoire française (1893-1895) dont il est à l'origine du nom, il prend possession de la côte ouest de la colonie et fait appliquer la convention avec le Liberia du 8 décembre 1892 en créant les postes de Sassandra, San Pedro, Bereby, Tabou et Bliéron à l'embouchure du Cavally et porte l'influence de la colonie jusqu'au Cap des Palmes.

Par deux voies parallèles, il fait débuter la pénétration vers l'intérieur en fondant les postes de Thiassalé sur le Bandama et de Bettié sur la Comoé.

En octobre 1895, il demande à être relevé de ses fonctions pour raisons de santé. Il est remplacé en février 1896, par le Gouverneur Bertin qui meurt un mois après son arrivée, puis par Mouttet en mai 1896. Binger souhaite alors prendre sa retraite mais André Lebon, ministre des colonies, lui signifie qu'un poste lui est réservé au ministère.
Lebon le prie alors de lui exposer la situation sur le Haut-Niger pour pouvoir lutter contre Samory Touré, chef de la résistance à la pénétration et à la colonisation française en Afrique de l'Ouest.

Nommé Directeur des Affaires d'Afrique au ministère des Colonies (1896), il est envoyé en mission, avec pleins pouvoirs, au Sénégal après la capture de Samory Touré qu'il rencontre à Saint-Louis et pour y réorganiser l'armée.

Il participe à l'élaboration des conventions mettant fin aux rivalités entre la France et l'Angleterre en Afrique (1898-1906). Lors d'un de ses nombreux séjours à Londres, la Royal Geographical Society lui remet sa médaille d'or.
En 1898, il est nommé Directeur au Ministère français des Colonies, poste qu'il occupera pendant dix ans.

En 1908, il s'établit dans le Périgord et voyage encore aux États-Unis et au Canada. En 1918, il s’installe à Strasbourg puis, en 1926, la Chambre de Commerce de Grand-Bassam l'engage pour une inspection des établissements de l'Afrique-Occidentale française.

Il s'embarque alors à Marseille (1927) pour Grand-Bassam.

Louis-Gustave Binger meurt le 10 novembre 1936 à L'Isle-Adam, à 80 ans où un monument est érigé en sa mémoire. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris. Il est le grand-père maternel de l'écrivain Roland Barthes, qui décrit ainsi son aïeul : « Dans sa vieillesse, il s'ennuyait. Toujours assis à sa table avant l'heure (bien que cette heure fût sans cesse avancée), il vivait de plus en plus en avance, tant il s'ennuyait. Il ne tenait aucun discours. ».



Kweeped from kweeper.com by charles 120 days ago
More Kweeps From kweeper.com

Add a comment.

If you want to share this kweep with a user, just mention him like this: "@user_pseudo".

Share
Permalink
AD

 Related Kweeps

×

Change header

Upload
To crop this image, drag a region below and then click "Save Image"
Uploading