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#miracles De Noël: le 17 décembre 2014, les journalistes d'RTL ont découvert que Zemmour tenait d

Kweeped from kweepmail.com by charles 5 days ago


via Sébastien Fontenelle ‏@vivelefeu

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La Chine officiellement première puissance économique au monde

Kweeped from www.liberation.fr by charles 14 days ago


Si la Chine a dépassé les Etats-Unis en termes de richesse nationale depuis 2011, voilà qu'un nouvel indicateur vient réaffirmer la puissance économique de Pékin. Selon les données du FMI, publiées en octobre mais dénichées il y a seulement quelques jours par le site spécialisé MarketWatch, le PIB chinois sera de 17.632 milliards de dollars en 2014, contre 17.416 milliards aux Etats-Unis. Pour effectuer cette comparaison, MarketWatch a pris en compte le PIB en "parité du pouvoir d'achat" (PPA).

Pourquoi ne pas avoir exprimé les PIB en bon vieux dollars? Tout simplement parce que le yuan n'était pas une monnaie convertible jusqu'en 2013 et que, depuis cette date, il ne l'est que partiellement. Les échanges de devises sont encore encadrées si bien qu'aujourd'hui encore comparer des chiffres en dollars et en yuans revient à comparer des pommes et des poires (attendu que l'on ne sait toujours pas très bien combien de pommes il faut pour obtenir un poire).

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EXTRAIT D'UN DIALOGUE ENTRE DE GAULLE ET ALAIN PEYREFITTE

« Charles de Gaulle : – Le rétablissement des relations avec la Chine, ça veut dire que nous allons tourner la page coloniale, celle de nos Concessions en Chine, celle de l’Indochine française. Ça veut dire que la France revient en tant qu’amie, respectueuse de l’indépendance des nations. »

« Alain Peyrefitte : – Nos moyens sont limités et ceux de la Chine sont faibles ? »

« Charles de Gaulle : – Détrompez-vous. Les moyens de la Chine sont virtuellement immenses. Il n’est pas exclu qu’elle redevienne au siècle prochain ce qu’elle fut pendant tant de siècles, la plus grande puissance de l’univers. Et les moyens de la France sont eux aussi immenses, parce qu’ils sont moraux. Parce que nous serons les premiers à le faire, nous serons comme un homme qui fait basculer un énorme rocher avec un simple levier parce qu’il a su le placer au point d’équilibre. »

C’était de Gaulle, publié par Alain Peyrefitte en 1997, Fayrad, tome 2, page 493

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la toute première page web mise en ligne en 1990

Kweeped from kweepmail.com by charles 23 days ago


Elle a été mise en ligne le 13 novembre 1990.
L’adresse originale était nxoc01.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html (Source : Wikipédia).
Elle est aujourd'hui accessible à cette adresse http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html 

Nous devons le réseau #internet à nos amis américains, mais le #web ou World Wide Web (WWW) est l’œuvre de Tim Berners-Lee et Robert Cailliau, qui travaillaient pour le CERN (Conseil européen pour la recherche nucléaire).

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12 pratiques insupportables des gens qui travaillent dans le web

Kweeped from www.blogdumoderateur.com by charles 26 days ago


1 – Celui qui se plaint toujours d’être débordé mais qui passe sa vie à pourrir nos timelines
Phrase type : « Ah mais là, je te raconte pas comment je suis sous l’eau ! #jevaisencorefinirtardlol ».

2 – Celui qui a un avis sur tout et qui se garde bien de le garder pour lui
Phrase type : « Mon dieu que cette opé est mauvaise #backin1990 #old #jdcjdr »

3 – Celui qui arrive toujours à placer son nombre de followers ou de contacts dans ses messages
Phrase type : « Les chiffres sur les réseaux sociaux ne veulent rien dire ! J’en parlais à l’instant avec mes 42 567 abonnés »

4 – Celui qui fait du name dropping une science
Phrase type : « J’arrive à la Paris Games Week, j’espère croiser @monsieurdream »

5 – Celui qui abuse des termes anglophones, techniques ou des abréviations
Phrase type : « Ma strat 365 crossmedia a fait bouncer mes CTR sur mes displays, va comprendre »

6 – Celui qui se révolte en permanence à coups de subtweets
Phrase type : « Les gens qui publient des articles pourris sur les pratiques du web #lesgens »

7 – Celui qui crie Old plus vite que son ombre
Phrase type : « OLD ! Je l’ai publié sur Twitter ‘y a 19 minutes. »

8 – Celui qui aime basher ses confrères
Phrase type : « LA HONTE le CM de BlaBla a fait une faute d’orthographe, BAD BUZZ A VENIR » »

9 – Celui qui fait chanter les marques
Phrase type : « Hey @machininternet, mon débit rame depuis 5 minutes, t’as intérêt à régler ça sinon c’est BAD BUZZ assuré »

10 – Celui qui aime tout le monde
Phrase type : « Love les copains, je vous aime tous, bonne nuit ! »

11 – Celui qui copie sans vergogne
Phrase type : « Ah mais non, j’ai pas copié, j’aime juste beaucoup ce que tu fais du coup je me suis inspiré. C’est un hommage. »

12 – Celui qui donne des leçons aux autres dans des billets de blog alors qu’il fait probablement pas mieux.
Phrase type : « 10 pratiques insupportables des gens qui travaillent dans le web [ajouter lien] please RT »

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Francis Bebey : à la découverte d’un génie africain

Kweeped from www.lesinrocks.com by charles 30 days ago


"Marcel (le grand-frère de Francis Bebey) est devenu une figure dans l’histoire du Cameroun. Il a fait la guerre 39-45, puis il a fait des études de médecine à Paris, et il est sorti premier de la fac de médecine dans les années 50. C’était le phare de notre père. Il a été député, il s’est engagé en politique. Il était opposant, il a été arrêté, emprisonné, et il en est mort. Il a fait trois ans de prison, dont il est sorti aveugle…"

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Nigeria : Un pasteur embrasse les fesses des fidèles pour leur insuffler la foi

Kweeped from kweepmail.com by charles 32 days ago


Ça se passe au Nigeria.
Ces femmes sont à la recherche d’un mari.
Elles sont donc allées voir leur Pasteur et guide spirituel pour les aider à obtenir gain de cause.
Il les a amenées sur cette plage et leur a demandées de se déshabiller.
Après quoi, il s’est mis à leur embrasser les fesses pour leur insuffler la foi qui leur permettra de trouver rapidement l’homme qu’elles cherchent.

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Les réseaux sociaux ont beaucoup moins d’impact que les grands médias

Kweeped from www.sudinfo.be by charles 34 days ago


Les milliers de messages sur les réseaux sociaux, Twitter en tête, représentent désormais l’écrasante majorité du nombre des retombées, souligne Kantar, qui a passé en revue 110 grands médias français et réseaux sociaux sur plusieurs sujets d’actualité.

Mais en terme d’impact médiatique (nombre de personnes touchées, parfois plusieurs fois), le résultat est très différent, souligne le cabinet, qui a analysé en détail la couverture du virus Ebola en octobre.

Pour ce sujet, la radio et la télévision ont eu de loin le plus fort impact médiatique (48%), suivies de la presse écrite (17%) et des médias en ligne (20%), contre seulement 13% pour Twitter et 2% pour les autres réseaux sociaux. De plus, les messages sur Twitter émanent très souvent des grands médias eux-mêmes.

Autre constat, les pics de «bruit» sur les réseaux sociaux ne portent pas toujours sur les mêmes informations et ne surviennent pas au même moment que ceux des grands médias.

Ainsi le premier cas de contamination en Europe -- une infirmière espagnole-- a généré un pic de messages sur les réseaux sociaux une journée plut tôt que sur les grands médias.

Les informations internationales (premier cas de contamination aux Etats-Unis, mort d’un employé de l’ONU en Allemagne) ont eu beaucoup d’échos sur les réseaux sans intéresser les grands médias. Ces derniers en revanche se sont passionnés pour le renforcement des contrôles dans les aéroports français, mais pas Twitter.

Malgré un impact médiatique finalement limité, les réseaux sociaux ont une capacité de mobilisation qui pousse parfois les entreprises à prendre des mesures radicales dès que naît un «bad buzz», a relevé Kantar.

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Lettre de Philippe Pétain à Adolf Hitler : « Sur ces chemins de haute civilisation, le peuple all

Kweeped from www.deslettres.fr by charles 53 days ago


Monsieur le Chancelier,
L’anniversaire de l’entrevue de Montoire est une date dont je tiens, en dehors du protocole, à marquer le sens et la portée. Il y eut dans votre geste de l’an dernier trop de grandeur pour que je ne sente pas le devoir de souligner en termes personnels, le caractère historique de notre conversation.

La collaboration franco-allemande n’a, sans doute, pas donné tous les résultats qu’en attendaient vos prévisions et mon espoir. Elle n’a pu, encore, éclairer de sa lumière adoucissante ces régions sombres où l’âme d’un peuple blessé se révolte contre son infortune.

Nos populations souffrent cruellement et nos prisonniers ne sont pas rentrés. Trop de propagandes étrangères s’évertuent, enfin, à creuser un fossé entre l’occupant et l’occupé. Mais la France a conservé le souvenir de votre noble geste. Elle sait que tous les fruits n’en seront pas perdus.

La victoire de vos armes sur le bolchevisme offre plus encore qu’il y a un an à cette collaboration un motif de s’affirmer désormais en des œuvres pacifiques, pour la grandeur d’une Europe transformée. Sur ces chemins de haute civilisation, le peuple allemand et le peuple français sont assurés de se rencontrer et d’unir leurs efforts.

C’est le vœu sincère et profond que je forme en vous priant, monsieur le Führer Chancelier, de bien vouloir agréer les assurances de ma très haute considération.

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Fleur Pellerin, ministre de la Culture incapable de citer une œuvre de Patrick Modiano, prix Nobel

Kweeped from kweepmail.com by charles 57 days ago


Fleur Pellerin, ministre de la Culture incapable de citer une œuvre de Patrick Modiano, prix Nobel de littérature.

"Votre livre préféré de Modiano ?" "Euuuhhhh..." La ministre de la Culture Fleur Pellerin n'a pas réussi à citer une œuvre du dernier prix Nobel de littérature, le Français Patrick Modiano, alors qu'on lui demandait quel était son ouvrage favori de l'auteur.

"J'avoue sans aucun problème que je n'ai pas du tout le temps de lire depuis deux ans. (...) Je lis beaucoup de notes, beaucoup de textes de loi, les nouvelles, les dépêches AFP mais je lis très peu", répond-elle.

Pourtant, quelques minutes auparavant, la ministre avait indiqué avoir déjeuné avec Patrick Modiano. "On a eu un déjeuner formidable, très très sympathique. On a beaucoup rigolé",

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Twitter va reconfigurer le flux de ses messages selon leur pertinence et non leur chronologie

Kweeped from kweepmail.com by charles 66 days ago


Twitter a annoncé hier qu'il allait reconfigurer son flux de messages en fonction de leur "pertinence" et non de leur chronologie, un changement qui le rapprocherait de Facebook mais soulève l'opposition d'utilisateurs.

Le flux des messages consulté par les utilisateurs pourrait ainsi comprendre des messages que ces derniers n'avaient pas demandé de suivre et les abonnés n'auront pas le choix de revenir au flux chronologique.
Le réseau social, qui s'est basé sur des réponses jugées positives de tests, s'inspire de son concurrent Facebook en utilisant un logiciel qui permettra de "conserver" ce que les utilisateurs voient en fonction de leurs intérêts et de leurs activités

@gbos, @legouter :-)

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Cherchez l'erreur...

Kweeped from kweepmail.com by charles 75 days ago


Le mari de cette femme rentre de voyage à l'improviste et prend cette photo.
Quelques jours plus tard, il demande le divorce.
Savez-vous pourquoi ?

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La militante de la "famille traditionnelle" Farida Belghoul a été pacsée à une femme

Kweeped from www.lexpress.fr by charles 76 days ago


La croisée anti-genre Farida Belghoul a été pacsée avec une femme. L'Express s'est procuré le document administratif attestant de l'information qui circule sur le net depuis ce week-end.
Selon ce document, Farida Belghoul a été pacsée à Simone G. le 28 octobre 2008.

Simone G., décédée à l'âge de 93 ans à la fin de 2011, était la propriétaire du pavillon occupé par Farida Belghoul depuis de nombreuses années à Bezons.

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Michel Neyret idole des médias au procès du braquage "Global Cash"

Kweeped from www.rue89lyon.fr by charles 93 days ago


David Metaxas s’est ensuite empressé de répondre aux interviews télés et radios, pendant la suspension d’audience, ratant même la reprise des débats.

Conservant une forme d’aplomb, Michel Neyret a quant à lui d’abord éviter les caméras, pénétrant dans le palais de Justice par une petite entrée, faisant rager les photographes et journalistes reporter d’images, en dehors de la télé locale TLM qui avait posté des journalistes devant les deux entrées.

A l’issue de son témoignage devant les jurés, Michel Neyret s’est baladé tranquillement dans le quartier du Vieux-Lyon avec un ami, se laissant cette fois volontiers photographier. Il a répondu aux questions de manière lapidaire mais sans quitter un large sourire. Comme une vraie star retirée du circuit qui, lorsqu’elle doit finir par sortir, ne se montre ni amère ni avare.

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Le Voacanga, une plante africaine contre les maladies d'Alzheimer et de Parkinson

Kweeped from www.lepoint.fr by charles 106 days ago


Au large du Gabon, dans le golfe de Guinée, l'archipel de Sao Tomé-et-Principe, ancienne colonie portugaise isolée du continent africain abrite une biodiversité unique, au niveau tant de la faune que de la flore. Une richesse qui intéresse de près les scientifiques et qui pourrait s'avérer un formidable espoir pour les patients atteints de troubles neurodégénératifs tels que la maladie d'Alzheimer ou de Parkinson.

Depuis des siècles, les guérisseurs locaux prescrivent des feuilles et de l'écorce d'un arbuste local, le Voacanga africana, pour diminuer l'inflammation et soulager les troubles mentaux. Le pouvoir de ces plantes pourrait bien dépasser les croyances locales. En effet, les scientifiques du Salk Institute for Biological Studies, un centre de recherche américain, ont découvert qu'un de ses composés semble protéger les cellules des altérations liées à la maladie d'Alzheimer, de Parkinson et à la dégénérescence consécutive aux AVC

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En froid avec l’Occident, Poutine lance le chantier d’un gazoduc vers la Chine

Kweeped from www.liberation.fr by charles 112 days ago


En pleine guerre du gaz avec l’Ukraine et escalade des sanctions avec les Occidentaux, Vladimir Poutine a lancé lundi la construction du gazoduc par lequel la Russie va exporter massivement du gaz à la Chine et rééquilibrer ses échanges commerciaux vers l’Asie.
«Nous lançons le plus grand projet de construction au monde. Il n’y en aura pas de plus important dans un avenir proche», a souligné le président Poutine, cité par les agences russes lors d’une cérémonie en Iakoutie, en Sibérie orientale.

Ce mégacontrat est estimé à 400 milliards de dollars sur 30 ans et prévoit des livraisons de 38 milliards de mètres cubes par an à partir de 2018.

Les exportations de gaz russe se font actuellement vers les pays d’ex-URSS et surtout de l’Union européenne mais Gazprom espère développer sa présence en Asie grâce ce gazoduc et grâce aussi à la construction d’une usine de liquéfaction du gaz à Vladivostok.

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Rachat Express/Expansion : Patrick Drahi (Libération) s'allie au Figaro

Kweeped from www.arretsurimages.net by charles 5 days ago


Au grand bonneteau des médias, L’Express, L’Expansion ainsi que 18 autres titres du groupe belge Roularta semblent bien partis pour être rachetés par Patrick Drahi – qui a renfloué au printemps Libération – et Le Figaro qui appartient au groupe Dassault. Ce dernier reprendrait ainsi des magazines qu’il avait cédés à Roularta en 2006 pour un prix bien supérieur à celui d'aujourd'hui. Ce changement de mains intervient après deux grands chamboulements dans la presse cette année : le rachat du Nouvel Observateur par le trio Pigasse-Bergé-Niel, actionnaires du Monde, ainsi que la vente de dix titres par Lagardère qui aurait fait un chèque à ses repreneurs pour s’en débarrasser.

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Michel Sardou: "Les blacks courent plus vite que les blancs"

Kweeped from www.lexpress.fr by charles 6 days ago


"On peut plus dire ceci, cela (...) il a dit que 'les blacks courent plus vite que les blancs'? Ben c'est vrai! Il y a rien de raciste là-dedans, les blacks sont plus musclés, ils nous le mettent! Bolt, il est pas alsacien que je sache? Je ne suis pas raciste quand je dis ça." Marc-Olivier Fogiel lui demande alors: "Donc vous ne supportez pas cette société politiquement correcte?", Michel Sardou répond: "Oh, fait chier! Voilà. Qu'ils arrêtent. Qu'ils arrêtent un peu, ça suffit."

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A Saint-Etienne, le centre-ville miné par la pauvreté

Kweeped from www.lemonde.fr by charles 14 days ago


Avec un taux de 22 % de pauvreté, bien au-delà de la moyenne nationale (14 %), Saint-Etienne est l’illustration du phénomène des centres-villes pauvres dont l’INSEE, dans son portrait social paru le 19 novembre, a souligné la persistance. « Saint-Etienne est dans la situation, fréquente, où c’est la couronne qui a les revenus les plus élevés, ensuite la banlieue, puis la ville centre. Les quartiers classés prioritaires par la politique de la ville sont dans la ville », explique Jean-Michel Floch, auteur de l’étude. La deuxième grande ville de Rhône-Alpes est même classée dans le premier tiers des villes pauvres de l’Hexagone par le Centre d’observation et de mesure des politiques d’action sociale (Compas).

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Les 10 villes les plus chères d’Afrique

Kweeped from www.rfi.fr by charles 15 days ago


A Dakar, 40e ville la plus chère du monde, trois places avant Abidjan, l’argent file à toute vitesse. Il faut sortir un billet de 1 000 francs CFA (1,50 euro) pour un kilo de sucre et juste un peu moins (1,20 euro) pour un litre d’essence. La préparation d’un yassa-poulet pour 8 personnes coûte plus de 10 euros - le prix d’un seul plat dans les restaurants chics. Les logements neufs au Plateau, le centre-ville, se vendent à 1 500 euros le mètre carré, aussi cher qu’aux Deux-Plateaux à Abidjan.

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10 habitudes de drague à l'ancienne qu'on devrait remettre au goût du jour

Kweeped from www.demotivateur.fr by charles 42 days ago


1. Le rendez-vous sur le pas de la porte
Plutôt que le texto du genre « jsui dehors », sortir pour de vrai de la voiture et marcher jusqu'à la porte...Ce n'est pourtant pas compliqué et ça fait vraiment la différence. C'est un rendez-vous, c'est un moment spécial alors comportez vous comme tel.

2. Amenez un petit cadeau ou des fleurs
C'est une façon de montrer son affection. Pas besoin de ramener une bague en or, c'est l'intention qui compte. Ça peut être une boîte de chocolats, un bouquet, un livre, qu'importe. L'important c'est avant tout de montrer que vous tenez à l'autre personne et que vous avez pensé à elle.

3. Habillez vous
Pas besoin de venir en costard/cravate non plus, ce n'est pas un entretien d'embauche. Mais faites au moins quelques efforts dans votre apparence globale. En plus de vous présenter à votre avantage, c'est aussi un signe de respect, tout simplement.

4. Demandez un VRAI Rendez-vous
Arrêtez d'être flous, comme si vous aviez peur d'appeler un chat un chat. Évitez les « on va se balader » ou « on peut se capter ce soir si ça te dit ». Peu de gens le font dans les règles de l'art, alors c'est l'occasion de faire la différence. Ah oui, un vrai rendez-vous galant se demande en face à face. Facebook et les textos sont prohibés.

5. Ouvrez la portière de la voiture
C'est tout simple, c'est tout bête, et pourtant ça ne passe pas inaperçu. Si vous n'avez pas de voiture, rassurez-vous, le conseil vaut aussi pour les portes des bars ou des restaurants.

6. Faites les présentations
Si en chemin vous rencontrez un ami, et qu'il vous prend l'envie de bavarder un peu, ne laissez pas votre rencard sur la touche. Faites les présentation. Le contraire est non seulement impoli, mais c'est aussi très désagréable pour la personne concernée.

7. N'attendez pas de sexe en retour
Une personne peut flirter avec vous, et beaucoup vous apprécier, cela ne signifie pas forcément que vous allez passer la nuit ensemble sous la couette. Ne prenez surtout pas cela comme un dû, ni comme un acquis. Cela arrivera si et seulement si les DEUX partenaires sont prêts, alors ne forcez pas la chose . Soyez respectueux.

8. Lâchez votre téléphone portable
De plus en plus de personnes trouvent cela parfaitement normal d'être scotchés sur leur téléphone alors même qu'ils sont au restaurant ou dans un bar avec d'autres. Pourtant, il n'y a rien de plus désagréable au final. Le conseil vaut d'ailleurs pour n'importe quelle sortie : soyons capables de discuter et d'échanger avec la personne avec laquelle nous nous trouvons, celle qui est là, devant nous. On a bien le temps de regarder Facebook quand on est seul, non ?

9. Privilégiez l'imprévu
Se comporter comme un gentleman « à l'ancienne », oui. Être vieux-jeu, non. Évitez le restaurant pseudo-romantique à deux sous. Allez dans des endroits ou vous n'êtes jamais allés, et ou l'autre personne n'est jamais allé non plus. Montrez-lui qu'elle est une personne extraordinaire : faites des choses extraordinaires.

10. Soyez clairs dans vos intentions et dans vos sentiments avec l'autre.
La plupart des gens sont un peu timides quand vient le moment de demander ce genre de choses et pourtant, après un peu de temps passé ensemble, cela devient extrêmement important . Sommes-nous un couple ? Est-ce que tu vois d'autres personnes ? Est-ce que c'est juste pour s'amuser ? La confusion, l'incompréhension et la manque de dialogue peuvent faire très mal, alors soyez francs et direct

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Corruption : Quand Takieddine demandait 10 millions € aux Gabonais pour faire taire Pierre Péan

Kweeped from kweepmail.com by charles 46 days ago


Selon des documents obtenus par Mediapart, l’homme d’affaires Ziad Takieddine a offert, fin 2013, aux autorités gabonaises de surseoir à la parution d’un livre de Pierre Péan moyennant un versement sur le compte d’une société suisse, et l’emploi d’un ami du journaliste.
Le porte-parole du président gabonais Ali Bongo accuse Pierre Péan d’avoir été partie prenante de ce « protocole » secret. Le journaliste dénonce une machination.

« Si j’ai un papier là-dessus, je suis cuit », annonce, énigmatique, Pierre Péan à Mediapart.
L’écrivain-enquêteur, qui a fait paraître début novembre Nouvelles Affaires africaines (Fayard), assure que le pouvoir gabonais cherche à « le salir » pour « le punir d’avoir dénoncé le système Bongo ».
Et il est vrai que le porte-parole du président gabonais, Alain Claude Bilie By Nze, est en ce moment à Paris pour accabler l’écrivain.

Selon des mails communiqués par l’officiel gabonais, Pierre Péan a été depuis un an au cœur d’obscures tractations avec lui : une demande d’argent formulée par des intermédiaires, puis une demande ...

Lire la suite sur Mediapart :
http://www.mediapart.fr/journal/international/071114/affaires-africaines-10-millions-d-euros-pour-faire-taire-pierre-pean 

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Il avait torturé un chat. Harcelé sur Facebook, il se suicide

Kweeped from tempsreel.nouvelobs.com by charles 67 days ago


Un jeune homme de 24 ans, qui avait été condamné à six mois de prison ferme pour actes de cruauté sur un chat s'est suicidé après avoir été harcelé sur Facebook, rapporte "l'Union l'Ardennais", mercredi 15 octobre.

"Une envie de partir de ce monde de merde, je vais rejoindre le ciel, ça me soûle", a posté le jeune homme lundi soir 13 octobre sur son compte Facebook avant de se pendre et ce une semaine après sa condamnation.

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Très saine interview des journalistes @antoinepeillon (“La Croix”) et @fabricearfi (Mediapart)

Kweeped from www.lesinrocks.com by charles 69 days ago


Antoine Peillon – Il faut comprendre qu’il y a une force fabuleuse qui s’exerce sur la captation du “temps de cerveau disponible” : le marketing. On le doit au neveu de Freud, Edward Bernays, qui est arrivé avec une idée simple : il faut animer la pulsion des gens au détriment de leur raison pour les rendre malléables. On n’a jamais autant été victimes de propagande. C’est dur de lutter contre ce spectacle et c’est là le plus grand danger de la démocratie : on va se retrouver dans une situation de dictature et on n’aura rien vu, rien compris.

Fabrice Arfi – Souvenez-vous au début de l’affaire Bettencourt, lorsque Jean-François Copé, alors président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, lâche lors d’un meeting à Lyon qu’il règne une “ambiance malsaine de nuit du 4 août”. Mais la nuit du 4 août c’est l’événement le plus bouleversant de notre histoire : c’est l’abolition des privilèges. La gauche, la droite, tout le monde y a participé. C’est le début de l’esprit de la République. Comment ça peut être malsain ?

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des militants de la Dissidence Française placardent une affiche sur 4 agences de la CAF à Paris.

Kweeped from la-dissidence.org by charles 73 days ago


l'affiche placardée hier soir par des militants de la Dissidence Française sur 4 agences de la CAF à Paris.

« Avis aux allocataires :
Considérant la gravité de la situation économique, démographique et financière de la France, les allocations et autres prestations délivrées par votre Caisse d’Allocations Familiales (CAF) seront désormais exclusivement réservées aux Françaises et aux Français de souche.
Ces dispositions entrent en vigueur sans délai et pour une durée illimitée.
Merci de votre compréhension. »

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De plus en plus de seniors américains peinent à rembourser leurs prêts étudiants

Kweeped from www.lesechos.fr by charles 98 days ago


La dette étudiante des 65 ans et plus a atteint en 2013 aux Etats-Unis quelque 18,2 milliards de dollars, contre 2,8 milliards en 2005.
De nombreuses personnes âgées ont emprunté pour rembourser leur propre éducation, pas même celle de leurs enfants ou de leurs petits-enfants.
Beaucoup peinent encore à rembourser leurs prêts. Ainsi, dans plus de la moitié des cas, les individus de plus de 75 ans font défaut sur le remboursement de leur prêt, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas effectué de paiement depuis au moins 270 jours.

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Tortures : le garrotage

Kweeped from dralacreative.com by charles 104 days ago


le garrotage était la façon d'exécuter les criminels en Espagne et dans ses colonies, comme les Philippines
Sur cette photo, on voit l'exécution d'un prisonnier philippin en 1899 durant la guerre Américano-Philippine.

Archive du California Museum of Photography, University of California at Riverside

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Cameroun: Paul Biya, après plus de trente ans de règne, est confronté à une rébellion

Kweeped from mediapart.fr by charles 119 days ago


« Terrorisme ou complot politique ? », « Infos et intox autour de Boko Haram »… La presse camerounaise n’en finit pas de s’interroger sur l’insécurité sans précédent qui touche le nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria. Dans cette région, des hommes armés mènent depuis plusieurs mois de multiples attaques meurtrières. Le mouvement islamiste nigérian Boko Haram est officiellement mis en cause. Mais de plus en plus d’éléments montrent que le Cameroun, dirigé depuis trente-deux ans par Paul Biya, est en réalité aux prises avec une rébellion.

D'anciens ministres et ex-dignitaires du régime tenteraient d'en finir avec Paul Biya, 81 ans et trente-deux années de règne.

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Un singe nourri au Kinder terrorise le nord de Marseille, il est neutralisé au Taser

Kweeped from www.lexpress.fr by charles 6 days ago


L'animal, un magot, a été abandonné et passait son temps avec les jeunes de la cité poursuit La Provence. Certains l'auraint maltraité, et "mal nourri, notamment à base de Kinder", ce qui aurait favorisé son agressivité. Le singe est même entré dans l'école élémentaire du quartier, où "il a semé la panique et griffé quelques enfants." Avant de faire un tour au collège Henri Barnier, faisant fuir certains élèves.

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Alexandre Babakov, l'homme clé du prêt au FN

Kweeped from mediapart.fr by charles 13 days ago


Alexandre Mikhaïlovitch Babakov est né le 8 février 1963 à Kichinev (désormais Chișinău) en République socialiste soviétique de Moldavie.
Député à la Douma, proche du Kremlin et membre du parti pro-Poutine, Alexandre Babakov fait de troubles affaires en Ukraine et en Tchéquie.

Il a accumulé une fortune à l'étranger – dont un château de 11 millions d'euros dans les Yvelines
Babakov est élu à la Douma d'État en 2003, puis premier vice-président du groupe Rodina à la Douma d'État. La réussite de Babakov dans ses affaires énergétique lui ont permis de devenir le banquier du parti

Il possède les nationalités russe, suédoise et israélienne.

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La vidéo, arme de communication massive de l'Etat islamique

Kweeped from www.telerama.fr by charles 20 days ago


L’œil de David Thomson (journaliste à RFI) :

« Sur la forme, cette vidéo est une nouveauté : elle débute sur l’exécution d’un otage occidental, Peter Kassig, mais ne suit pas la mise en scène habituelle. D’ordinaire, Jihadi John (un gangsta rappeur britannique promu bourreau de l’EI, NDLR) menace le pays d’origine du supplicié, lui fait réciter un message puis le met à mort. Cette fois-ci, le premier plan montre une tête coupée à ses pieds. La séquence dure à peine une minute et on peut en faire deux interprétations : soit l’otage s’est rebellé, soit l’EI veut montrer que la mort d’un occidental n’a pas plus de valeur que celle d’un Syrien. Ce n’est d’ailleurs qu’un préambule à l’exécution des 18 prisonniers syriens.
Chacun d’entre eux est suivi d’un combattant de l’EI, à visage découvert. Plusieurs nationalités sont représentées, non seulement pour montrer que le message transcende les frontières, mais aussi parce que l’impact de la vidéo est décuplé dans chaque pays dont est originaire l’un des bourreaux. En aurait-on autant parlé s’il n’y avait pas eu de Français à l’écran ? Là encore, Al-Hayat montre sa maîtrise des ressorts médiatiques européens. Cette diversité sert aussi des fins de recrutement : il faut que les candidats au djihad puissent s’identifier aux combattants qu’ils voient. En montrant Maxime Hauchard, qui a grandi en Normandie, n’a pas connu la guerre et s’est converti seul derrière son ordinateur, l’EI montre que n’importe qui peut le faire.

Le choix des prisonniers n’est pas anodin non plus. Ce sont des pilotes, probablement capturés cet été lors de la prise de la base de Tabqa. A ce moment, tous les soldats syriens ont été passés à la mitrailleuse mais ils ont choisi de garder les pilotes parce qu’ils bombardent les civils. De cette façon, l’EI instrumentalise leur rôle et se place en vengeur du peuple syrien.
Enfin, la scène est tournée à Dabiq, au nord d’Alep, ce qui est très symbolique (Dabiq est également le nom du magazine en cinq langues édités par Al-Hayat, NDLR). C’est une ville très importante pour les djihadistes puisque dans les textes, c’est le lieu de la dernière bataille avant l’Apocalypse. Tous les combattants de l’EI rêvent de participer à ce grand moment eschatologique, et s’ils pouvaient y affronter des occidentaux, ce serait pour eux une preuve qu’ils sont sur la voie prophétique.

charles

Le cerveau d'un homme de droite - Portrait de N Sarkozy par Michel Onfray (2007)

Kweeped from kweepmail.com by charles 27 days ago


Reproduction d'un texte paru en 2007 sur le blog du philosophe Michel Onfray

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La revue Philosophie magazine m'a demandé si, sur le principe, j'acceptais de rencontrer l'un des candidats à la présidentielles pour le questionner sur son programme culturel, son rapport aux choses de l'esprit ou sa relation à la philosophie.

Dans la foulée de mon consentement, la rédaction m'a rappelé en me demandant si j'avais une objection contre Nicolas Sarkozy.

Pas plus avec lui qu'avec un autre, j'aurais même consenti à Jean-Marie Le Pen tant l'approche de l'un de ces animaux politiques m'intéressait comme on visite un zoo ou un musée des horreurs dans une faculté de médecine.

Ce fut donc Nicolas Sarkozy.

Il me paraît assez probable que son temps passé - donc perdu - avec Doc Gynéco ou Johnny Hallyday le dispensait de connaître un peu mon travail, même de loin.
Je comptais sur la fiche des renseignements généraux et les notes de collaborateurs.
De fait, les porte plumes avaient fait au plus rapide : en l'occurrence la copie de mon blog consacrée à son auguste personne.

Pour mémoire, son titre était : Les habits de grand- mère Sarkozy - j'y montrais combien le candidat officiel drapait ses poils de loup dans une capeline républicaine bien inédite.
Je me trouvais donc dans l'antichambre du bureau de la fameuse grand mère Sarkozy, place Beauvau, en compagnie de deux compères de la rédaction de la revue et d'un photographe qui n'en revenaient pas de se retrouver dans cette géographie de tous les coups fourrés de la République.
Epicentre de la stratégie et de la tactique politique policière, espace du cynisme en acte, officine du machiavélisme en or d'Etat, et portraits des figures disciplinaires de l'histoire de France représentées en médaillons d'austères sinistres.

Arrivée du Ministre de l'intérieur avec un quart d'heure d'avance, il est 17h00 ce mardi 20 février. Début houleux.
Agressivité de sa part.
Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation.
Grand fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise - bien qu'assis dans un fauteuil près de la cheminée.
Il a les jambes croisées, l'une d'entre elles est animée d'un incessant mouvement de nervosité, le pied n'arrête pas de bouger.
Il tient un cigare fin et long, étrange module assez féminin. Chemise ouverte, pas de cravate, bijoux en or, bracelet d'adolescent au poignet, cadeau de son fils probablement.
Plus il en rajoute dans la nervosité, plus j'exhibe mon calme.
Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n'arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser.
Une, deux, dix, vingt phrases autistes.
Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d'assister à un interrogatoire musclé arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de gladiateurs.

Je sens l'air glacial que transportent avec eux ceux qui, d'un geste du pouce, tuent ou épargnent. Poursuite du monologue. Logorrhée interminable. Vacheries lancées comme le jet de fiel d'une bile malade ou comme un venin pulsé par le projet du meurtre.
Hâbleur, provocateur, sûr de lui en excitant l'adversaire à se battre, il affirme en substance : « Alors, on vient voir le grand démagogue alors qu'on n'est rien du tout et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup » !
Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on sent qu'il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d'autre chemin que dans cette série d'aveux de blessure. J'avance une autre phrase. Même traitement, flots de verbes, flux de mots, jets d'acides. Une troisième. Idem. Je commence à trouver la crise un peu longue. De toute façon démesurée, disproportionnée.

Si l'on veut être Président de la République, si l'on s'y prépare depuis le berceau, si l'on souhaite présider les destinées d'un pays deux fois millénaires et jouer dans la cour des grands fauves de la planète, si l'on se prépare à disposer du feu nucléaire, si l'on s'expose depuis des années en s'invitant tous les jours dans les informations de toutes les presses, écrites, parlées, photographiées, numérisées, si l'on mène sa vie publique comme une vie privée, et vice versa, si l'on aspire à devenir le chef des armées, si l'on doit un jour garantir l'Etat, la Nation, la République, la Constitution, si, si, si, alors comment peut on réagir comme un animal blessé à mort, comme une bête souffrante, alors qu'on a juste à reprocher à son interlocuteur un blog confidentiel peu amène , certes, mais inoffensif ?

Car je n'ai contre moi, pour justifier ce traitement disproportionné , que d'avoir signalé dans une poignée de feuillets sur un blog , que le candidat aux présidentielles me semblait très récemment et fort fraîchement converti à De Gaulle, au gaullisme, à la Nation, à la République, que ses citations de Jaurès et Blum apparaissaient fort opportunément dans un trajet d'une trentaine d'années au cours desquelles ces grands noms étaient introuvables dans ses interventions , questions qui, au demeurant, rendaient possible un débat, et que c'était d'ailleurs pour ces raisons que nous étions là, Alexandre Lacroix, Nicolas Truong et moi.

Cette colère ne fut stoppée que par l'incidence d'une sonnerie de téléphone portable qui le fit s'éloigner dans la pièce d'à côté. Tout en se déplaçant, il répondait avec une voix douce, tendre, très affectueuse, avec des mots doux destinés très probablement à l'un de ses enfants. Le fauve déchaîné tout seul devenait un félin de salon ronronnant de manière domestique.
En l'absence du ministre, je m'ouvre à mes deux comparses en présence des deux siens et leur dit que je ne suis pas venu pour ce genre de happening hystérique et que j'envisage de quitter la place séance tenante.
J'étais venu en adversaire politique, certes, la chose me paraissait entendue, et d'ailleurs plutôt publique, mais ceci n'excluait pas un débat sur le fond que je souhaitais et que j'avais préparé en apportant quatre livres enveloppés dans du papier cadeau ! Quiconque a lu Marcel Mauss sait qu'un don contraint à un contre don et j'attendais quelque chose d'inédit dans ce potlatch de primitifs post-modernes.

Vaguement liquéfié, et sibyllin, le tandem de l'équipe de Philosophie magazine voyant leur scoop s'évaporer dans les vapeurs du bureau propose, dès le retour du Ministre, que nous passions à autre chose et que j'offre mes cadeaux. Je refuse en disant que les conditions ne sont pas réunies pour ce genre de geste et que, dans tous les sens du terme, il ne s'agit plus de se faire de cadeaux.

« Passons alors à des questions ? A un débat ? Essayons d'échanger ? » tentent Alexandre Lacroix et Nicolas Truong. Essais, ébauche. En tiers bien à la peine, ils reprennent leurs feuilles et lancent deux ou trois sujets. La vitesse de la violence du ministre est moindre, certes, mais le registre demeure : colère froide en lieu et place de la colère incandescente, mais colère tout de même.
Sur de Gaulle et le gaullisme récent, sur la Nation et la République en vedettes américaines - disons le comme ça- de son discours d'investiture , sur la confiscation des grands noms de gauche, sur l'Atlantisme ancien du candidat et son incompatibilité avec la doctrine gaullienne, le débat ne prend pas plus . Il m'interpelle : « quelle est ma légitimité pour poser de pareilles questions ? Quels sont mes brevets de gaullisme à moi qui parle de la sorte ? Quelle arrogance me permet de croire que Guy Môcquet appartient plus à la gauche qu'à la France ? ». Donc à lui.
Pas d'échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de fait, la clé du personnage pourrait bien être dans l'affirmation d'autant plus massive de sa subjectivité qu'elle est fragile, incertaine, à conquérir encore. La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue. Aux sommets de la République, autrement dit dans la cage des grands fauves politiques, on ne trouve semble-t-il qu'impuissants sur eux-mêmes et qui, pour cette même raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens soudain Sénèque assis dans le salon de Néron.

Habilement, les deux compères tâchent de reprendre le cours des choses, d'accéder un peu aux commandes de ce débat qui n'a pas eu lieu et qui, pour l'instant, leur échappe totalement.
De fait, l'ensemble de cette première demi-heure se réduisait à la théâtralisation hystérique d'un être perdu corps et âme dans une danse de mort autour d'une victime émissaire qui assiste à la scène pendant que, de part et d'autre des deux camps, deux fois deux hommes assistent, impuissants, à cette scène primitive du chef de horde possédé par les esprits de la guerre.
Grand moment de transe chamanique dans le bureau d'un Ministre de l'intérieur aspirant aux fonctions suprêmes de la République ! Odeurs de sang et de remugles primitifs, traces de bile et de fiel, le sol ressemble à la terre battue jonchées d'immondices après une cérémonie vaudoue.

Tout bascule quand nous entamons une discussion sur la responsabilité, donc la liberté, donc la culpabilité, donc les fondements de la logique disciplinaire : la sienne . Nicolas Sarkozy parle d'une visite faite à la prison des femmes de Rennes. Nous avons laissé la politique derrière nous. Dès lors, il ne sera plus le même homme. Devenant homme, justement, autrement dit débarrassé des oripeaux de son métier, il fait le geste d'un poing serré porté à son côté droit du ventre et parle du mal comme d'une chose visible, dans le corps, dans la chair, dans les viscères de l'être.

Je crois comprendre qu'il pense que le mal existe comme une entité séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d'une tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique, les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu'il arrive, quoi qu'on fasse, tout est déjà réglé par la nature.
A ce moment, je perçois là la métaphysique de droite, la pensée de droite, l'ontologie de droite : l'existence d'idées pures sans relations avec le monde.
Le Mal, le Bien, les Bons, les Méchants, et l'on peut ainsi continuer : les Courageux, les Fainéants, les Travailleurs, les Assistés, un genre de théâtre sur lequel chacun joue son rôle, écrit bien en amont par un Destin qui organise tout. Un Destin ou Dieu si l'on veut. Ainsi le Gendarme, le Policier, le Juge, le Soldat, le Militaire et, en face, le Criminel, le Délinquant, le Contrevenant, l'Ennemi. Logique de guerre qui interdit toute paix possible un jour.
Dès lors, ne cherchons pas plus loin, chacun doit faire ce pour quoi il a été destiné : le Ministre de l'Intérieur effectue son travail, le Violeur le sien, et il en va d'une répartition providentielle (au sens théologique du terme) de ces rôles. Où l'on voit comment la pensée de droite s'articule à merveille avec l'outillage métaphysique chrétien : la faute, la pureté, le péché, la grâce, la culpabilité, la moralité, les bons, les méchants, le bien, le mal, la punition, la réparation, la damnation, la rédemption, l'enfer, le paradis, la prison, la légion d'honneur, etc.
J'avance l'idée inverse : on ne choisit pas, d'ailleurs on a peu le choix, car les déterminismes sont puissants, divers, multiples. On ne naît pas ce que l'on est, on le devient. Il rechigne et refuse. Et les déterminismes biologiques, psychiques, politiques, économiques, historiques, géographiques ? Rien n'y fait. Il affirme : « J'inclinerais pour ma part à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense ». « Génétiquement » : une position intellectuelle tellement répandue outre-Atlantique !
La génétique, l'inné, contre le social et l'acquis ! Les vieilles lignes de partage entre l'individu responsable de tout, la société de rien qui caractérise la droite, ou la société coupable de tout, l'individu de rien, qui constitue la scie musicale de la gauche. Laissons de côté la théorie. Je passe à l'exemple pour mieux tâcher de montrer que le tout génétique est une impasse autant que le tout social. Face à cet aveu de lieu commun intellectuel, je retrouve naturellement les techniques socratiques du lycée pour interpeller, inquiéter et arrêter l'esprit, capter l'attention de mon interlocuteur qui, de fait, semble réellement désireux d'avancer sur ce sujet.
J'argumente : Lui dont chacun sait l'hétérosexualité - elle fut amplement montrée sur papier couché, sinon couchée sur papier montré, a-t-il eu le choix un jour entre son mode de sexualité et un autre ? Se souvient-il du moment où il a essayé l'homosexualité, la pédophilie, la zoophilie, la nécrophilie afin de décider ce qui lui convenait le mieux et d'opter, finalement, et en connaissance de cause, pour l'hétérosexualité ? Non bien sûr. Car la forme prise par sa sexualité est affaire non pas de choix ou de génétique, mais de genèse existentielle. Si nous avions le choix, aucun pédophile ne choisirait de l'être.

L'argument le stoppe. Il me semble qu'à partir de ce moment, le candidat aux présidentielles, le ministre de l'intérieur, l'animal politique haut de gamme laisse le pas à l'homme, fragile, inquiet, ostensiblement hâbleur devant les intellectuels, écartant d'un geste qui peut être méprisant le propos qui en appelle aux choses de l'esprit, à la philosophie, mais finalement trop fragile pour s'accorder le luxe d'une introspection ou se mettre à la tâche socratique sans craindre de trouver dans cette boîte noire l'effroyable cadavre de son enfance.
Dans la conversation, il confie qu'il n'a jamais rien entendu d'aussi absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace - pour lui. Et pour ce qu'il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu'un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l'idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l'Etat, puissent gouverner celui qui règne !
Lors de sa parution, j'avais lu Le pouvoir et la vie de Valéry Giscard d'Estaing qui racontait ses crises d'angoisse, ses inhibitions le paralysant dans son véhicule militaire de parade le 14 juillet sur les Champs Elysées, ses prétextes pour quitter le conseil des ministres afin de subir une injection de calmant, son désir de se faire psychanalyser (par Lacan !) pendant son septennat, etc. Je me souvenais de confidences faites par tel ami bien informé sur l'état psychique fort peu reluisant de Jacques Chirac après la dissolution et sur le type de traitement psy qu'il suivait à cette époque. Je me rappelais la fin d'un François Mitterrand, entre voyantes et reliques de sainte Thérèse, invocations des forces de l'esprit, croyance en l'au-delà et abandon aux médecines de perlimpinpin.
Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa violence, un vide d'homme perdu qui, hors politique, se défie des questions car il redoute les réponses, et qui, dès qu'il sort de son savoir faire politicien, craint les interrogations existentielles et philosophiques car il appréhende ce qu'elles pourraient lui découvrir de lui qui court tout le temps pour n'avoir pas à s'arrêter sur lui-même.

Les soixante minutes techniquement consenties s'étaient allongées d'une trentaine d'autres. Les deux rôles en costumes qui le flanquaient jouaient le sablier. Je trouvais l'heure venue pour offrir mes cadeaux. Au ministre de l'intérieur adepte des solutions disciplinaires : Surveiller et punir de Michel Foucault ; au catholique qui confesse que, de temps en temps, la messe en famille l'apaise : L'Antéchrist de Nietzsche ; pour le meurtre du père, le chef de la horde primitive : Totem et tabou de Freud ; pour le libéral qui écrit que l'antilibéralisme c'est « l'autre nom du communisme » ( il dit n'avoir pas dit ça, je sors mes notes et précise le livre, la page ) : Qu'est-ce que la propriété ? de Proudhon. Comme un enfant un soir de Noël, il déchire avidement. Il ajoute : « j'aime bien les cadeaux ». Puis : « Mais je vais donc être obligé de vous en faire alors ? » Comme prévu.
Dans l'entrebâillement de la porte de son bureau, la tension est tombée. Qui prend l'initiative de dire que la rencontre se termine mieux qu'elle n'a commencé ? Je ne sais plus. Il commente : « Normal, on est deux bêtes chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se renifle des bêtes comme ça ». Je suis sidéré du registre : l'animalité, l'olfaction, l'odorat. Le degré zéro de l'humanité donc. Je le plains plus encore. Je conçois que Socrate le plongerait dans des abîmes dont il ne reviendrait pas. Du moins : dont l'homme politique ne reviendrait pas. Ou, disons le autrement : dont l'homme politique reviendrait, certes, mais en ayant laissé derrière lui sa défroque politique pour devenir enfin un homme.
Alors que ses cerbères le prennent presque par la manche, il manifeste le désir de continuer cette conversation, pour le plaisir du débat et de l'échange, afin d'aller plus loin. Tout de go, il me propose de l'accompagner, sans journalistes - il fait un mouvement de bras dans la direction des comparses de Philosophie magazine comme pour signifier leur congé dans un geste qui trahit ce qu'il pense probablement de toute la corporation. Je refuse. Une autre fois ? Les deux amis ont leurs deux paires d'yeux qui clignotent comme des loupiotes Voyons donc pour plus tard.

Dernier mot de Nicolas Sarkozy en forme de lapsus, il est mouvement vers la sortie : « Je suis quand même un drôle de type, non ? Je dois convaincre soixante-cinq millions de français, et je vous dis, là, que je voudrais continuer la conversation ! Hein ? Non ? Il n'y a pas autre chose à faire ? Quand même ». Soixante-cinq millions c'est le nombre des français à convaincre d'amour, pas celui des électeurs à convaincre de voter

(A suivre...)

Michel Onfray

charles

Mort de Remi Fraisse à Sivens: la faute des gendarmes, le mensonge de l'Etat

Kweeped from www.mediapart.fr by charles 46 days ago


un premier examen médico-légal de Rémi Fraisse est pratiqué deux heures à peine après sa mort dans une morgue d’Albi. Le médecin qui examine le corps conclut immédiatement à un décès provoqué par une explosion, mais on n'en savait rien jusqu'ici. Des photos sont alors faites du cadavre. Il ne reste rien ou presque du sac à dos de Rémi Fraisse. Ce dimanche 26 octobre, l'État sait déjà tout ou presque du drame, mais va choisir de feindre l'ignorance et de minimiser pendant 48 heures.

(...)

En termes prudents, mais de façon très claire, les deux médecins légistes qui ont procédé à l’autopsie du manifestant de 21 ans, tué à Sivens dans la nuit du 25 au 26 octobre, font la conclusion suivante : « Le décès de Monsieur Fraisse Rémi est compatible avec une lésion par blast secondaire (NDLR: consécutif) à une explosion en regard de la région thoracique postérieure haute. »

Dans un rapport de 7 pages, daté du 27 octobre, le professeur Telmon et le docteur Savall, du CHU de Toulouse, détaillent les blessures fatales provoquées par l’explosion d’une grenade offensive tirée par les gendarmes mobiles au cours des incidents.

Dans la « région dorsale haute du dos » de Rémi Fraisse, ils constatent « une large perte de substance de 16 cm sur 8 cm, à disposition quasi horizontale, atteignant la cavité thoracique, présentant à son extrémité inférieure de multiples dilacérations sur 3,5 cm de haut ». Les légistes font également état d’une « dilacération du lobe supérieur du poumon gauche et un fracas de la partie postérieure de la région thoracique haute, intéressant les omoplates, les arcs postérieurs des côtes et le rachis avec disjonction rachidienne du niveau T5/T6 avec rupture du cordon médullaire en regard ».

En clair, le jeune homme a eu une partie de la colonne vertébrale et de la moelle épinière arrachées par l’explosion, et il est très certainement mort sur le coup. Par ailleurs, les médecins ont relevé une longue liste de « lésions traumatiques externes », des « plaques parcheminées » et des « ecchymoses », sur le haut du corps, qu’ils expliquent par la projection et la chute du corps après l’explosion.

charles

Conférence Histoire de l'Underground à Lyon — 68-81

Kweeped from www.le-sucre.eu by charles 50 days ago


Parce que Lyon a longtemps préféré mettre en avant sa culturelle traditionnelle bourgeoise qui sent fort le pot-au-feu, il relève toujours d'une petite forme d'exotisme de penser que la ville a connu sa mouvance "sex, drugs and rock and roll", sur fond d'expérimentations artistiques et sonores. Et pourtant, à l'orée des années quatre-vingt, Lyon vécut une période intense de créativité, menée par sa scène rock, à l'encontre de tous ses réflexes culturels traditionnels.

Jean-Pierre Pommier, Jean-Claude Chuzeville ( @chuzeville ) et Thierry Teodori, acteurs incontournables de cette période reviendront sur ce bout d'Histoire de la culture lyonnaise qui, sous les présidences de De Gaule à Mitterrand, a vu naître dans la capitale des gaules un brassage social et culturel.

charles

Margerie : le déneigeur et les pilotes

Kweeped from www.arretsurimages.net by charles 60 days ago


Le coupable, le voici. En gros plan. Derrière des barreaux, de gros barreaux. L'avez-vous bien vu ? Les avez-vous bien vus, les barreaux, au premier plan ? Voulez-vous un autre angle ? Un zoom ? Un autre éclairage ? Le voici. Ivre. Il était ivre, on vous dit. 0,6 grammes d'alcool dans le sang. 0,6 grammes, ce n'est pas énorme, quand la limite française pour les conducteurs, par exemple, est fixée à 0,5 grammes. Mais c'est assez pour que nous ayions trouvé le coupable du crash. De toutes façons, un conducteur poutinien de déneigeuse ne peut qu'être saoul. Ne dit-on pas "saoul comme un déneigeur russe" ? Bon. On apprend qu'il "avait pu consommer quelques gouttes d'alcool", par exemple un café arrosé. Peu importe. C'est toujours trop.
conducteur déneigeuse
De cette exhibition publique des coupables, les enquêteurs russes sont les principaux metteurs en scène. Des coupables, il faut des coupables. Que l'accident puisse être simplement dû à un malencontreux concours de circonstances, personne ne s'en satisfera. Quatre employés de l'aéroport ont été placés en garde à vue, tandis que le directeur de l'aéroport a démissionné. De la profusion de détails sur l'enquête (l'aiguilleuse du ciel stagiaire, sa date d'embauche à la tour de contrôle, son niveau d'études, la présence de son superviseur, la sobriété ou non des personnels de la tour de contrôle), on pourrait tirer tout simplement la conclusion que l'enquête russe est bien menée, avec énergie, on pourrait saluer la "tolérance zéro" manifestée en Russie à l'égard de l'alcoolisme. Mais non. Dans la recherche frénétique de responsables, si le déneigeur Vladimir Martynenko est présumé coupable, les enquêteurs russes semblent l'être tout autant. Que l'enquête soit trop lente, et ils seront soupçonnés de l'enterrer. Qu'elle soit trop rapide, et ils seront taxés de désigner à tout prix des boucs émissaires, après la mort d'un puissant.
En revanche, voici que les boîtes noires nous apprennent que les pilotes du jet de Christophe de Margerie, alors que le processus de décollage avait commencé depuis quatorze secondes, avaient perçu un obstacle sur la piste. "Ils ne l'ont pas considéré comme une menace" écrit, sans le moindre commentaire sur leur qualification, Le Figaro. Personne ne se demande si les pilotes -paix à leur âme- avaient consommé quelque substance que ce soit, qui ait entravé leur perception du risque, ou même simplement s'ils n'ont pas eu une mauvaise perception du risque. La question ne sera pas posée. Par définition, les pilotes du jet privé du patron de Total sont insoupçonnables.

charles

Guy Debord et l'immigration.

Kweeped from luette.free.fr by charles 61 days ago


Tout est faux dans la « question des immigrés », exactement comme dans toute question ouvertement posée dans la société actuelle ; et pour les mêmes motifs : l’économie — c’est-à-dire l’illusion pseudo-économique — l’a apportée, et le spectacle l’a traitée.

On ne discute que de sottises. Faut-il garder ou éliminer les immigrés ? (Naturellement, le véritable immigré n’est pas l’habitant permanent d’origine étrangère, mais celui qui est perçu et se perçoit comme différent et destiné à le rester. Beaucoup d’immigrés ou leurs enfants ont la nationalité française ; beaucoup de Polonais ou d’Espagnols se sont finalement perdus dans la masse d’une population française qui était autre. Comme les déchets de l’industrie atomique ou le pétrole dans l’Océan — et là on définit moins vite et moins « scientifiquement » les seuils d’intolérance — les immigrés, produits de la même gestion du capitalisme moderne, resteront pour des siècles, des millénaires, toujours. Ils resteront parce qu’il était beaucoup plus facile d’éliminer les Juifs d’Allemagne au temps d’Hitler que les maghrébins, et autres, d’ici à présent : car il n’existe en France ni un parti nazi ni le mythe d’une race autochtone !

Faut-il donc les assimiler ou « respecter les diversités culturelles » ? Inepte faux choix. Nous ne pouvons plus assimiler personne : ni la jeunesse, ni les travailleurs français, ni même les provinciaux ou vieilles minorités ethniques (Corses, Bretons, etc.) car Paris, ville détruite, a perdu son rôle historique qui était de faire des Français. Qu’est-ce qu’un centralisme sans capitale ? Le camp de concentration n’a créé aucun Allemand parmi les Européens déportés. La diffusion du spectacle concentré ne peut uniformiser que des spectateurs. On se gargarise, en langage simplement publicitaire, de la riche expression de « diversités culturelles ». Quelles cultures ? Il n’y en a plus. Ni chrétienne ni musulmane ; ni socialiste ni scientiste. Ne parlez pas des absents. Il n’y a plus, à regarder un seul instant la vérité et l’évidence, que la dégradation spectaculaire-mondiale (américaine) de toute culture.

Ce n’est surtout pas en votant que l’on s’assimile. Démonstration historique que le vote n’est rien, même pour les Français, qui sont électeurs et ne sont plus rien (1 parti = 1 autre parti ; un engagement électoral = son contraire ;

et plus récemment un programme — dont tous savent bien qu’il ne sera pas tenu — a d’ailleurs enfin cessé d’être décevant, depuis qu’il n’envisage jamais plus aucun problème important. Qui a voté sur la disparition du pain ?). On avouait récemment ce chiffre révélateur (et sans doute manipulé en baisse) : 25 % des « citoyens » de la tranche d’âge 18-25 ans ne sont pas inscrits sur les listes électorales, par simple dégoût. Les abstentionnistes sont d’autres, qui s’y ajoutent.

Certains mettent en avant le critère de « parler français ». Risible. Les Français actuels le parlent-ils ? Est-ce du français que parlent les analphabètes d’aujourd’hui, ou Fabius (« Bonjour les dégâts ! ») ou Françoise Castro (« Ça t’habite ou ça t’effleure ? »), ou B.-H. Lévy ? Ne va-t-on pas clairement, même s’il n’y avait aucun immigré, vers la perte de tout langage articulé et de tout raisonnement ? Quelles chansons écoute la jeunesse présente ? Quelles sectes infiniment plus ridicules que l’islam ou le catholicisme ont conquis facilement une emprise sur une certaine fraction des idiots instruits contemporains (Moon, etc.) ? Sans faire mention des autistes ou débiles profonds que de telles sectes ne recrutent pas parce qu’il n’y a pas d’intérêt économique dans l’exploitation de ce bétail : on le laisse donc en charge aux pouvoirs publics.

Nous nous sommes faits américains. Il est normal que nous trouvions ici tous les misérables problèmes des USA, de la drogue à la Mafia, du fast-food à la prolifération des ethnies. Par exemple, l’Italie et l’Espagne, américanisées en surface et même à une assez grande profondeur, ne sont pas mélangées ethniquement. En ce sens, elles restent plus largement européennes (comme l’AIgérie est nord-africaine). Nous avons ici les ennuis de l’Amérique sans en avoir la force. Il n’est pas sûr que le melting-pot américain fonctionne encore longtemps (par exemple avec les Chicanos qui ont une autre langue). Mais il est tout à fait sûr qu’il ne peut pas un moment fonctionner ici. Parce que c’est aux USA qu’est le centre de la fabrication du mode de vie actuel, le cœur du spectacle qui étend ses pulsations jusqu’à Moscou ou à Pékin ; et qui en tout cas ne peut laisser aucune indépendance à ses sous-traitants locaux (la compréhension de ceci montre malheureusement un assujettissement beaucoup moins superficiel que celui que voudraient détruire ou modérer les critiques habituels de « l’impérialisme »). Ici, nous ne sommes plus rien : des colonisés qui n’ont pas su se révolter, les béni-oui-oui de l’aliénation spectaculaire. Quelle prétention, envisageant la proliférante présence des immigrés de toutes couleurs, retrouvons-nous tout à coup en France, comme si l’on nous volait quelque chose qui serait encore à nous ? Et quoi donc ? Que croyons-nous, ou plutôt que faisons-nous encore semblant de croire ? C’est une fierté pour leurs rares jours de fête, quand les purs esclaves s’indignent que des métèques menacent leur indépendance !

Le risque d’apartheid ? Il est bien réel. II est plus qu’un risque, il est une fatalité déjà là (avec sa logique des ghettos, des affrontements raciaux, et un jour des bains de sang). Une société qui se décompose entièrement est évidemment moins apte à accueillir sans trop de heurts une grande quantité d’immigrés que pouvait l’être une société cohérente et relativement heureuse. On a déjà fait observer en 1973 cette frappante adéquation entre l’évolution de la technique et l’évolution des mentalités : « L’environnement, qui est reconstruit toujours plus hâtivement pour le contrôle répressif et le profit, en même temps devient plus fragile et incite davantage au vandalisme. Le capitalisme à son stade spectaculaire rebâtit tout en toc et produit des incendiaires. Ainsi son décor devient partout inflammable comme un collège de France. » Avec la présence des immigrés (qui a déjà servi à certains syndicalistes susceptibles de dénoncer comme « guerres de religions » certaines grèves ouvrières qu’ils n’avaient pu contrôler), on peut être assurés que les pouvoirs existants vont favoriser le développement en grandeur réelle des petites expériences d’affrontements que nous avons vu mises en scène à travers des « terroristes » réels ou faux, ou des supporters d’équipes de football rivales (pas seulement des supporters anglais).

Mais on comprend bien pourquoi tous les responsables politiques (y compris les leaders du Front national) s’emploient à minimiser la gravité du « problème immigré ». Tout ce qu’ils veulent tous conserver leur interdit de regarder un seul problème en face, et dans son véritable contexte. Les uns feignent de croire que ce n’est qu’une affaire de « bonne volonté anti-raciste » à imposer, et les autres qu’il s’agit de faire reconnaître les droits modérés d’une « juste xénophobie ». Et tous collaborent pour considérer cette question comme si elle était la plus brûlante, presque la seule, parmi tous les effrayants problèmes qu’une société ne surmontera pas. Le ghetto du nouvel apartheid spectaculaire (pas la version locale, folklorique, d’Afrique du Sud), il est déjà là, dans la France actuelle : l’immense majorité de la population y est enfermée et abrutie ; et tout se serait passé de même s’il n’y avait pas eu un seul immigré. Qui a décidé de construire Sarcelles et les Minguettes, de détruire Paris ou Lyon ? On ne peut certes pas dire qu’aucun immigré n’a participé à cet infâme travail. Mais ils n’ont fait qu’exécuter strictement les ordres qu’on leur donnait : c’est le malheur habituel du salariat.

Combien y a-t-il d’étrangers de fait en France ? (Et pas seulement par le statut juridique, la couleur, le faciès.) Il est évident qu’il y en a tellement qu’il faudrait plutôt se demander : combien reste-t-il de Français et où sont-ils ? (Et qu’est-ce qui caractérise maintenant un Français ?) Comment resterait-il, bientôt, de Français ? On sait que la natalité baisse. N’est-ce pas normal ? Les Français ne peuvent plus supporter leurs enfants. Ils les envoient à l’école dès trois ans, et au moins jusqu’à seize, pour apprendre l’analphabétisme. Et avant qu’ils aient trois ans, de plus en plus nombreux sont ceux qui les trouvent « insupportables » et les frappent plus ou moins violemment. Les enfants sont encore aimés en Espagne, en Italie, en Algérie, chez les Gitans. Pas souvent en France à présent. Ni le logement ni la ville ne sont plus faits pour les enfants (d’où la cynique publicité des urbanistes gouvernementaux sur le thème « ouvrir la ville aux enfants »). D’autre part, la contraception est répandue, l’avortement est libre. Presque tous les enfants, aujourd’hui, en France, ont été voulus. Mais non librement ! L’électeur-consommateur ne sait pas ce qu’il veut. Il « choisit » quelque chose qu’il n’aime pas. Sa structure mentale n’a plus cette cohérence de se souvenir qu’il a voulu quelque chose, quand il se retrouve déçu par l’expérience de cette chose même.

Dans le spectacle, une société de classes a voulu, très systématiquement, éliminer l’histoire. Et maintenant on prétend regretter ce seul résultat particulier de la présence de tant d’immigrés, parce que la France « disparaît » ainsi ? Comique. Elle disparaît pour bien d’autres causes et, plus ou moins rapidement, sur presque tous les terrains.

Les immigrés ont le plus beau droit pour vivre en France. Ils sont les représentants de la dépossession ; et la dépossession est chez elle en France, tant elle y est majoritaire. et presque universelle. Les immigrés ont perdu leur culture et leurs pays, très notoirement, sans pouvoir en trouver d’autres. Et les Français sont dans le même cas, et à peine plus secrètement.

Avec l’égalisation de toute la planète dans la misère d’un environnement nouveau et d’une intelligence purement mensongère de tout, les Français. qui ont accepté cela sans beaucoup de révolte (sauf en 1968) sont malvenus à dire qu’ils ne se sentent plus chez eux à cause des immigrés ! Ils ont tout lieu de ne plus se sentir chez eux, c’est très vrai. C’est parce qu’il n’y a plus personne d’autre, dans cet horrible nouveau monde de l’aliénation, que des immigrés.

Il vivra des gens sur la surface de la terre, et ici même, quand la France aura disparu. Le mélange ethnique qui dominera est imprévisible, comme leurs cultures, leurs langues mêmes. On peut affirmer que la question centrale, profondément qualitative, sera celle-ci : ces peuples futurs auront-ils dominé, par une pratique émancipée, la technique présente, qui est globalement celle du simulacre et de la dépossession ? Ou, au contraire, seront-ils dominés par elle d’une manière encore plus hiérarchique et esclavagiste qu’aujourd’hui ? Il faut envisager le pire, et combattre pour le meilleur. La France est assurément regrettable. Mais les regrets sont vains.

Guy Debord 1985

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