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patricia
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l'enregistrement des négociations entre Merah et la police

Kweeped from media.rtl.fr by patricia 345 days ago
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tagsaffaire merah, merah, negociations, raid
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Début du siège, 8h du matin.

"Je suis quelqu'un de déterminé, je n'ai pas fait ça pour me laisser faire attraper (...) Là, on négocie tu vois, on est en train de négocier, après, en dehors des négociations, n'oublie pas que j'ai les armes à la main, je sais ce qui va se passer, je sais comment vous opérez pour intervenir. Je sais que vous risquez de m'abattre, c'est un risque que je prends. Donc voilà, sachez qu'en face de vous, vous avez un homme qui n'a pas peur de la mort. Moi la mort, je l'aime comme vous vous aimez la vie."

Compte-t-il se rendre ? "Je sais pas, j'ai envie de me rendre, mais voilà, c'est flou". "Je connais le système français. Là je sais ce que je risque, je vais prendre la peine maximale, 30 ans de réclusion criminelle. Avec sûrement 22 ans de sûreté. Voilà, je peux me dire aussi que je n'ai rien à perdre. (...) Si je me rends, ça aura servi à quoi tout ce que j'ai fait ?"

Mohamed Merah explique comment après avoir manqué une cible, il scelle le sort de ses victimes de l'école juive

"J'étais en guet-apens, il devait sortir, je devais moi apparaître devant lui et le tuer à travers le pare-brise (...) j'ai raté ma cible (...) et à partir de là j'ai repris le scooter et je suis passé comme ça. Ce n'était pas prémédité, enfin si, je comptais le faire, mais le matin en me réveillant c'était pas mon objectif."

Les militaires mais aussi les policiers et les gendarmes

"Mon but dans ces attentats, c'était de tuer en priorité des militaires, parce que ces militaires-là sont engagés en Afghanistan, et tous leurs alliés (...), que ce soit de la police, de la gendarmerie, de la police nationale, de tout."

Son interlocuteur de la DCRI, qui le connaît, lui demande s'il était visé. "Si, crois-moi que je t'avais ciblé Hassan (...) Mon but c'était de t'appeler (...), te faire un travail pour que tu viennes à moi, et t'en aurais pris une en pleine tête."

Fin de matinée le 21 mars, Merah parle d'Al-Qaïda.

"Je travaille avec Al-Qaïda, j'ai des supérieurs, je suis pas tout seul (...) Je suis certes tout seul en France, j'opère tout seul, mais voilà j'ai été envoyé par Al-Qaïda, j'ai été entraîné par des talibans pakistanais, il y a toute une organisation derrière tout ça."

"On m'a proposé de faire les bombes, j'ai pas voulu (...) Moi je leur ai dit : Entraînez-moi que avec les pistolets".

Les camps d'entraînement du Pakistan ?

"Il y a des Français, il y a des Chinois, il y a des Tadjiks, des Afghans, des Pakistanais, des Américains, des Allemands, des Espagnols, il y a tout (...)"

Il explique y être resté "deux mois, jour pour jour". "J'ai mis environ une dizaine de jours pour trouver les frères. Le temps que je les rejoigne, parce que quand je suis arrivé là-bas, je n'avais pas le droit de sortir, je suis resté dans une pièce, je devais attendre. Voilà, ils ne savent pas qui je suis, d'où je sors. Ce n'est pas n'importe qui qui rentre dans le groupe Al-Qaïda. Al Hamdoulillah, j'ai gagné leur confiance, j'ai acheté mon arme, je me suis équipé."

"0n m'a proposé des attaques en Amérique, au Canada, etc. Et moi je leur ai dit que comme j'étais Français, c'est plus facile pour moi et plus simple d'attaquer la France." Parmi les cibles envisagées, "des personnes connues". "C'était des personnes importantes, tuer certains diplomates (...) Comme l'ambassadeur de l'Inde, ou l'ambassadrice (...) ou encore des chefs de presse de certains pays."

Merah explique comment il s'est joué des Renseignements français

"Tu crois que je vais faire du tourisme au Pakistan et en Afghanistan ? Qui t'as vu faire du tourisme là-bas ? (...) 'Al Harb Khoudaa', tu sais ce que ça veut dire ? ça veut dire, la guerre est une ruse (...)"

"Quand tu m'as convoqué, quand j'étais dans vos bureaux, j'étais en contact avec eux (ndlr : ses "frères";-), je les avais trouvés (...) Je crois que c'est une des plus grandes erreurs de ta carrière !"

"Oui, je vais en boîte (...), je m'habillais d'une certaine façon, qui montre que j'ai pas le profil de quelqu'un qui fait partie d'Al-Qaïda (...) J'avais fait une vraie coupe "fashion", j'avais fait la crête, les cheveux longs, en arrière, dégradé espagnol sur le côté, tribal. J'ai fait tout ça, j'avais fait blond. Al Hamdoulillah, ça fait partie de la ruse, tu vois."

Liens avec le banditisme

"Je sais plutôt bien conduire en voiture, et on me payait pour aller d'un point à un autre (...) donc moi j'étais payé par des personnes du banditisme, en les déplaçant à droite à gauche". Sa mission en cas de rencontre avec la police, "c'était de les semer très rapidement et voilà".

Son entraînement aux armes

"Je vérifiais qu'elles tiraient, que la balle partait, je vérifiais si l'impact était présent." Il explique qu'il se rendait "en voiture dans un endroit calme où il n'y a personne". "Je tirais deux ou trois balles, pour voir si elles fonctionnaient, je partais. Après j'ai connu un endroit où je pouvais tirer sans aucun problème juste à côté de chez moi."

Ses projets s'ils n'avaient pas été identifiés

"J'avais plusieurs personnes dont je savais ou ils habitaient (...) Et à partir de là, je savais que ça allait être vraiment chaud pour moi, qu'il y allait avoir des barrages, tout ça, et à ce moment-là, dès que j'aurais fait toutes ces opérations, j'aurais tout fait au culot, je serais entré dans les commissariats, j'aurais abattu le policier qui est à l'accueil, j'aurais abattu des gens dans la rue, des gendarmes qui circulent en voiture, aux feux rouges, j'aurais mis des guet-apens. J'allais faire tout au hasard et sans aucune préparation."

La nuit du 21 au 22 mars, le refus de la reddition

"J'ai décidé de ne plus me rendre. Je peux pas, wallah, je peux pas. Ça va en contradiction avec tout ce que je fais, et je ne peux pas me livrer comme ça." "Je ne peux pas me livrer comme ça, tu vois, en caleçon, déposer les armes et me rendre, t'as vu, je peux pas (...) Comme j'ai dit, j'ai pas peur de la mort, sinon j'aurais pas fait tout ça. Depuis ce matin, quand je vous ai demandé du temps, c'était surtout pour reprendre de l'énergie, parce que j'avais pas dormi, j'étais très fatigué, mais pendant que vous me tiriez dessus, il y a des moments où presque je m'endormais."

"Après, le fait que vous rentrez, comme je vous ai dit, t'as vu, je me défendrai jusqu'à la mort (...) sachez une chose, que moi aussi j'en blesserai beaucoup d'entre vous."

Les policiers refusent de le laisser parler à sa mère. Douze heures plus tard, l'assaut est donné.


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