Mogadisco : Dancing Mogadishu, 1974–1991 Sortie sur le label Analog Africa


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Mogadisco : Dancing Mogadishu, 1974–1991 Sortie sur le label Analog Africa

En 2016, Samy Ben Redjeb décide en effet de se rendre dans la capitale somalienne, Mogadiscio. Sacré voyage. Depuis 2006, le pays est confronté à une crise politique gravissime, qui oppose, pour faire simple, bien que rien ne le soit, le gouvernement fédéral somalien à divers groupes islamistes. Il est question de ferveurs séparatistes, d’attentats qui n’en finissent pas, de la mission de l’Union africaine installée en Somalie afin de tenter la stabilisation du pays.

En arrivant à Mogadiscio, et bien que le voyage ait naturellement été préparé au préalable (on ne débarque pas dans un territoire en guerre comme ça, pour y faire des balades et prendre la première avenue qui arrive en espérant y trouver un Office de tourisme), Samy Ben Redjeb se confronte à la dure réalité du pays. Chaque matin pour se rendre aux archives de Radio Mogadiscio (la station de radio publique fondée sous la colonisation italienne en 1951 et objet, depuis, de luttes féroces entre les diverses factions politiques du pays), Samy est entouré de soldats armés de kalachnikovs, dépendant du Ministère de l’information, des postes et des télécommunications. Les fusils automatiques qui ne font pas tâche du tout dans le panorama du coin, c’est juste au cas où. Ça n’en reste pas moins très impressionnant.

Pourtant, Samy fait fi du contexte complexe dans lequel il vient d’atterrir. Et parvient, par miracle, à se recentrer sur l’objet initial de son voyage : la musique. Et tant qu’à faire, la plus bizarre et la moins formatée que l’on pourrait trouver dans ce pays d’Afrique de l’Est, bordé par le géant Océan Indien et étiré entre le Kenya, l’Éthiopie, Djibouti.

Dans les archives, Samy passe alors des journées entières à fouiller dans des piles de cassettes et à écouter des bobines poussiéreuses. Son objectif ? Trouver, ici dans l’oubli, ce qui a fait jadis groover la Somalie, et ce qui circulait, surtout, à contre-courant. La tâche est ardue, mais s’éclaire lorsque, dans l'ombre, il tombe sur une pile d’enregistrements qui traîne, et à laquelle personne n’a jamais vraiment pris le temps de s’intéresser. Le colonel Abshir, employé principal et le protecteur des archives de Radio Mogadiscio, lui parle de « musique étrange ». Circulez, rien à voir ? L’inverse plutôt, puisque l’étrange, c’est justement ce qu’il cherche.



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