Îles, épidémies et quarantaines : L'histoire du Lazaret d’Arenc au large de Marseille


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Îles, épidémies et quarantaines : L'histoire du Lazaret d’Arenc au large de Marseille

Ces derniers jours, la nouvelle vague et le variant "Anglais" de la COVID-19 ont remis Marseille sous le feu des projecteurs anxiogènes.
De nombreuses voix se sont élevées, suggérant un reconfinement de la ville qui en a déjà connu d'autres.

STORY

Les îles de Marseille et son port, haut-lieu du commerce méditerranéen, ont longtemps fait office de première porte d’entrée aux Hommes, aux marchandises et aux pandémies qui ont sévi jusqu’au début du XXe siècle : la peste, bien sûr, mais aussi à partir du XIXe siècle, le choléra morbus et la fièvre jaune.

Contre ces menaces, les Marseillais ont appris peu à peu à se protéger, procédant notamment par l’isolement des voyageurs malades et des cargaisons auxquelles on prêtait un pouvoir de contamination.

A la fin du XVIIIe siècle, une administration sanitaire veillait à ce qu’aucune épidémie ne rentre dans Marseille.
Le lazaret de Saint-Martin d’Arenc et le port de quarantaine de Pomègues permettaient alors de recevoir une soixantaine de bateaux ainsi que leurs occupants.

Or, dès le début du XIXe siècle, une maladie originaire d’Amérique, inconnue et inquiétante apparaît : c'est la fièvre jaune. Elle apparaît neuf fois au lazaret d’Arenc à Marseille, entre 1800 et 1819, mais ne déclenche aucune épidémie dans la ville. Au contraire de Barcelone, qui perd un sixième de sa population en 1821, à cause d’un navire infecté en provenance de Cuba. Un signal d'alarme pour les intendants de Santé ! Marseille doit se préparer à endiguer cette maladie dont on ignore le mode de transmission.

Appuyé par la municipalité et la Chambre de commerce, les intendants de Santé demandent la construction d’un hôpital dans l’archipel du Frioul afin d’isoler les patients, mais aussi d’éviter l’affolement des Marseillais et des échanges commerciaux. Le caractère urgent de la menace épidémique aboutit à la rapide acceptation du projet architectural de Michel-Robert Penchaud sur un promontoire de l’île de Ratonneau. La construction est onéreuse. Le projet rencontre des difficultés de sorte que l’hôpital n’est prêt qu’en 1828.

L’Hôpital Caroline portera le prénom de la Duchesse de Berry a fut construit entre 1823 et 1828.



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