1962 : Le rideau de fer de la rue Visconti de Christo et Jeanne-Claude


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1962 : Le rideau de fer de la rue Visconti de Christo et Jeanne-Claude

Dans la nuit du 27 juin 1962, #christo et Jeanne Claude bloquent la rue Visconti. Cette petite rue reliant les rues Bonaparte et de Seine, est bloquée, entre les numéros 1 et 2, par un mur, de la taille d’un étage, formé de barils.

L’ouvrage est véritablement éphémère, ne durant que la journée, ce d’autant qu’ils n’ont sollicités aucune autorisation. Il se veut une protestation alors contre le mur de Berlin et le rideau de fer plus généralement. Cela avait, comme on peut l’imaginer un sens pour Christo, artiste né en Bulgarie en 1935.

Christo avait alors indiqué que cette idée pouvait être reprise, pour former un barrage d’un quartier, ou d’une ville, à l’occasion de grands travaux publiques par exemple.

Il reprit l’idée pour l’édification d’un mastaba flottant à Hyde Park, à Londres, en 2018. C’était alors plus de 7 500 barils qui avaient été empilés sur 20 mètres de haut.

CONTEXTE POLITIQUE

"Le rideau de fer"
Il s’agit, bien sûr, de la métaphore utilisée par Churchill en 1949 pour décrire alors la situation dans laquelle est plongée l’Europe. Les deux blocs, des Etats-Unis d’un côté et l’URSS de l’autre, s’opposent. Les pays du bloc de l’Est se barricadent, limitant au maximum les passages avec l’autre côté. Le rideau de fer se ferme.

Berlin est, elle aussi, coupée en deux, entre les parties liées aux deux blocs. Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les soviétiques érigent une première barrière, faite de barbelée. Puis, les militaires commencent à construire le mur à proprement parlé. Ainsi, l’Allemagne de l’Est voulait éviter toute fuite à l’est.

Christo n’en était pas à coup d’essai sur ce thème. Avec Jeanne Claude, il avait réalisé une première construction en barils dans le port de Cologne en 1961.

Le choix du matériau est aussi intéressant. Le baril d’essence, objet si courant, dans ces années 1960, dominées par la circulation en voiture.

Depuis 1960, Christo travaillait dans un atelier prêté par Jan Ross, à Gentilly. Juste à côté d’un entrepôt de barils usagé, il disposait alors de la matière première en grande quantité, ainsi que l’espace pour réaliser ses œuvres.

Les barils usagés étaient aussi des déchets volumineux, largement produits alors. En outre, avec leur format similaire, tout en ayant une diversité de taille, ils apportaient à l’artiste la matière à de nombreuses compositions artistiques. Dans certains cas, ils les empaquetaient également.



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