Comment le conflit ukrainien est devenu le laboratoire du terrorisme d'extrême droite


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Comment le conflit ukrainien est devenu le laboratoire du terrorisme d'extrême droite

Ci-dessus : L'ancien blason du bataillon Azov utilisant le symbole nazi du Soleil noir.

Depuis 2014, des milliers de suprémacistes blancs étrangers utilisent ce combat comme un prélude à la guerre globale pour la défense de la «race blanche».

Après la Seconde Guerre mondiale, les militant·es d'extrême droite radicale ont cherché des conflits où s'engager militairement pour une cause qui leur semblait juste. Ainsi des volontaires, principalement en provenance de France, sont parti·es se battre au Liban dans les années 1970 aux côtés des phalangistes chrétien·nes de Bachir Gemayel, dans les rudes combats de rues qui ont ravagé Beyrouth. On retrouve ces mêmes volontaires en Birmanie, auprès de la minorité Karen en rébellion contre le gouvernement, ou en Angola dans les rangs de l'UNITA, qui combat le régime marxiste soutenu par Cuba dans la décennie suivante.

Le déclenchement du conflit ukrainien a permis à toute une frange de l'extrême droite radicale d'assouvir ses fantasmes de guerre dans un conflit de haute intensité, qui a déjà fait plusieurs milliers de morts et qui n'est toujours pas résolu. Tous viennent se battre au nom de leur idéologie xénophobe et racialiste, même si l'on retrouve ces radicaux d'extrême droite aussi bien dans le camp loyaliste que chez les séparatistes.

Chacune des parties du conflit cherche à attirer l'attention médiatique autour de cette guerre qui se déroule aux confins de l'Europe. Pour les loyalistes, il s'agit de faire vivre leur combat auprès des puissances occidentales tandis que la Russie, qui soutient les séparatistes, cherche à rétablir sa position de premier plan sur la scène internationale et à rappeler son pouvoir de nuisance. Pour les acteurs suprémacistes blancs du conflit ukrainien, quelle que soit leur allégeance, l'objectif est d'attirer le plus de personnes possibles au combat dans cette guerre présentée comme un prélude à un conflit racial global. Un thème fédérateur, qui, comme d'autres conflits auparavant, pourrait servir de terreau voire de mythe fondateur à toute une génération de militant·es d'extrême droite et faire émerger une nouvelle mouvance violente, racialiste et transnationale.

Dans les rangs des loyalistes, plusieurs unités de miliciens se sont constituées en enrôlant massivement des membres d'organisations et des hooligans d'extrême droite qui avaient fait le coup de poing dans les manifestations d'EuroMaïdan, qui ont conduit au renversement du président pro-russe Viktor Ianoukovytch. Le régiment Azov est la plus connue de ces anciennes milices.

SOURCES :
https://www.slate.fr/societe/au-nom-de-la-race-blanche/episode-4-terrorisme-extreme-droite-conflit-ukrainien-laboratoire-creuset-militarisme 

et

https://www.osce.org/files/f/documents/e/7/233896.pdf 



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